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LES INFIDÈLES

Macho men

Une série de sept sketchs réalisés par sept réalisateurs différents traite du sujet de l’infidélité masculine...

Le film « Les Infidèles » est une comédie bas de gamme. Certes, elle génère beaucoup de tapage, mais le résultat est plutôt affligeant. En instaurant une réalisation à plusieurs mains, les producteurs n'arrivent qu'à une succession de scènes de qualité inégale. Dotée d'un humour très en dessous de la ceinture, à déconseiller aux enfants de moins de 16 ans, cette représentation "spéciale" des hommes donne un film baignant dans la vulgarité, qui fera certainement grand plaisir aux beaufs hétéros. Mieux vaut donc être fan de Jean Dujardin et Gilles Lellouche, les deux protagonistes principaux, pour pouvoir supporter le film, et encore...

Des scènes de sexe sans grande utilité sont distillées tout au long du film, comme pour satisfaire "le client". Tout est finalement question de provocation, mais au final on est en droit de se demander pourquoi tant de mauvais goût. Globalement, le spectateur peut difficilement cacher son ennui récurrent. Seuls trois sketchs se détachent dans ce récit, celui des infidèles anonymes et ceux avec Guillaume Canet puis Manu Payet.

Le sujet semble traité à la légère, sans grand discernement, tel un terrain de jeu vu par et avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche dans un exercice exutoire libérateur. Car le film constitue une belle apologie de l’infidélité masculine, quelque peu machiste. Pourquoi l’infidélité devrait-elle être réservée à la gente masculine ? En exposant l’idée de la femme objet dans toute sa splendeur, le spectacle manque de matière. Il en résulte un film fait entre potes qui, eux, semblent passer de bons moments.

On retrouve au passage des patchworks de films mythiques, de « Thelma et Louise » à divers films de cow-boys. Une grande déception en résulte tant le sujet avait tout pour donner une comédie de haut vol. Le spectateur lambda restera donc abasourdi par toute cette débauche de moyens, pour au final exposer une vue si banale de l’infidélité.

David BrejonEnvoyer un message au rédacteur

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