DUCOBU 3

Un film de Élie Semoun

Guerres d’égos

C’est la rentrée, et autant Mr Latouche est impatient de pouvoir enseigner, autant Ducobu n’a aucune envie d’y retourner. Et surtout, il n’a pas du tout l’intention d’honorer la promesse de ne plus tricher qu’il a faite à sa camarade Léonie Gratin. Ceci d’autant plus que dans la classe il y a désormais deux nouveaux : un élève crâneur au nom anglais et un garçon encore plus tricheur que lui…

Ducobu 3 film image

Avec une introduction qui met en scène, sur fond musical du « Happy » de Pharrell Williams, d’un côté un professeur impatient et en avance, et un élève s’endormant sur son petit déjeuner, le ton est donné. L’élève Ducobu revient à l’école, pour y trouver un professeur sadique, un rival en triche et un autre en amour. Comme pour les épisodes précédents (l’intrigant "L’élève Ducobu" et le navrant "Les vacances de Ducobu") le surjeu est permanent, Elie Seimoun s’en donnant à cœur joie dans plusieurs rôles (le prof, sa mère, et même un prof d’une autre école) et passe pour l’occasion derrière la caméra, tandis que les enfants, chez lesquels on décèle par moments une once de qualité de jeu, sont dirigés pour en faire des tonnes.

Du coup l’ensemble est assez indigeste, malgré quelques amusantes trouvailles au delà des rituels du genre (la dictée au vocabulaire tordu, les gadgets ringards de la boutique Kitrish, les expressions détournées telles « comme un bec sans lièvre »...). On appréciera ainsi les portraits au musée d’histoire naturelle, les aspects film d'horreur lorsque la prof de musique s’installe chez Latouche où vit son autoritaire mère, l’engueulade avec une poubelle noire et jaune source d’hallucinations, les jeux de mots autour du surnom TGV, les simulations de la puberté, ou encore la parodie de "Shining" dans l’hôpital psychiatrique pour profs... Le tout souffre cependant d’un scénario au liant bien peu épais, de personnages caricaturaux et de jeunes interprètes mal coachés (le pire étant les moments de playback...). Un télé-crochet dont on peut donc se passer, les vacances scolaires ayant d’autres films à offrir pour les ados et enfants, de bien meilleur qualité.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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