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40 ANS : MODE D'EMPLOI

Un film de Judd Apatow

La quadra-déprime !

C’est l’anniversaire de Debbie. Elle a 40 ans et elle est mère d’une famille de deux enfants, Charlotte et Sadie. Embourbée dans une relation qui a perdu sa fourgue d’antan, c’est la déprime pour cette quadragénaire. Du côté de son mari, Pete, 40 ans dans quelques jours, le bilan est loin d’être satisfaisant. Alors que sa maison de disque fait face à de grosses difficultés financières, son père continue à lui extorquer de l’argent...

Six ans après « En cloque : mode d’emploi », Judd Apatow reviens donc avec « 40 ans : mode d’emploi ». Nous pourrions blâmer le manque de créativité du distributeur français(le film se titre « This is 40 » outre-Atlantique), mais ce serait pour le coup déplacé, car il y a énormément de similitudes avec l’opus de 2007 (notamment de nombreux personnages qui reviennent) et « 40 ans : mode d’emploi » pourrait très bien faire office de suite voire de spin-off.

Nous retrouvons donc avec grand plaisir Pete et Debbie ainsi que leurs deux filles, Charlotte et Sadie, une famille joyeusement folle-dingue en proie à des difficultés, financières, amoureuses, mais aussi face à l’éducation de ses enfants. Comme souvent chez le réalisateur, les sujets sont délicats mais très bien désamorcés, soit par un humour potache faisant souvent mouche ou par des situations cocasses et efficaces, comme les disputes entre parents d’élèves. C’est assez fin pour soulever avec efficacité beaucoup de problèmes parentaux (le rapport intrusif de la technologie dans la vie des adolescents...) et les faire éclore avec beaucoup d’humour tout en n’hésitant pas à écorcher quelques références (« Lost » ou les produits Apple pour ne citer que ceux-ci).

L’ensemble du casting est très efficace. La famille Apatow s’en donne à cœur joie (Leslie Mann et Iris Apatow sont excellentes). On retrouve Charline Yi qui offre ici une séquence schizophrène à mourir de rire, Jason Siegel, d’« How I met your mother », en coach imbu de sa personne et obsédé sexuel, et parmi les nouveaux venus, Chris O’Dowd, qui campe pratiquement le même rôle que dans « Les Saphirs » et Megan Fox (bimbo officielle du film) qui prête sa poitrine « 100% naturelle » à Leslie Mann pour une scène assez drôle.

Il est aisé d’imaginer, au vu de l’âge du réalisateur et du choix du casting, que Judd Apatow s’est probablement inspiré de sa propre expérience pour écrire ce film. Il en résulte 2h15 de situations potaches, parfois touchantes, qui font bien souvent mouche et sont assez bien espacées pour éviter l’ennui ceci malgré la longueur. Peut-être pas aussi poilant que 40 ans, toujours puceau mais certainement beaucoup plus fin.

Alexandre RomanazziEnvoyer un message au rédacteur

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