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INTERVIEW

UNE VIE A T'ATTENDRE

Face à nous, un groupe d’enfants adultes ! Une sorte de petite famille qui se disperse assez facilement : Géraldine Pailhas arrive après les autres, Patrick Bruel fait office de joyeux drille, les autres discutent entre eux, par petits groupes quand un de leur camarade répond aux questions. Une …

© Patrice Riccota

Face à nous, un groupe d'enfants adultes ! Une sorte de petite famille qui se disperse assez facilement : Géraldine Pailhas arrive après les autres, Patrick Bruel fait office de joyeux drille, les autres discutent entre eux, par petits groupes quand un de leur camarade répond aux questions. Une convivialité qui semble avoir été celle du tournage : « c'est un film très choral, très familial », affirme Patrick Bruel, « on se connaît depuis longtemps, pour la plupart. Anouk un peu moins, et c'est ce qui est paradoxal, vue la relation entre nos deux personnnages. Thierry [Klifa] était en classe avec Michaël [Cohen], je connais Thierry depuis qu'il a 17 ans. »

Pour le réalisateur, « sur ce film, chacun n'avait pas un rôle particulier. Tout le monde était libre de dire ce qu'il avait envie de dire et d'intervenir dans un domaine qui n'était pas le sien. J'ai toujours rêvé de faire un film comme ça ». Le scénario, déjà, était une histoire d'interactions fortes : « Sur ce film, on a écrit complètement ensemble, élaboré une histoire à quatre mains », signale Christopher Thompson, « Le scénario est issu d'une longue succession de rencontres. Avec Thierry nous sommes très proches dans la vie. Tout s'est fait dans une sorte de rebond ensemble ». Dans cette famille, David Moreau est un privilégié : « Thierry m'a fait lire le scénario avant tout le monde. Pour réponse, j'ai composé un des thèmes principaux du film.

Tous semblent sincèrement heureux d'avoir fait ce film. Pour Anouk Grinberg, c'était l'occasion d'avoir un rôle plus léger que ce dont elle avait l'habitude : « je ne sais pas pourquoi, les gens me donnent souvent des sacs à dos lourds à porter, mais j'aime bien qu'on me donne des ailes ! J'aime aussi les choses graves, mais qu'est-ce que c'est bon d'être heureux, d'être léger !» Le bonheur, pour Thierry Klifa, c'était « l'impression de tourner des films très différents selon les scènes : Patrick avec Géraldine, Patrick avec Nathalie, Danielle avec Nathalie, etc ».

Pour Michaël Cohen, son bonheur a commencé dès la lecture du scénario : « pour moi, mon personnage était le personnage principal du film et je l'ai donc abordé comme ça ! » Géraldine Pailhas revient sur des scènes qu'elle a particulièrement aimées, notamment celle qu'elle a tournée avec Nathalie Baye, à la piscine : « on n'assiste pas à une confrontation sanglante entre les deux mais c'est une occasion aussi pour mon personnage de montrer sa douleur qu'elle masquait ».

Par-dessus tout ça, chacun se congratule durant toute la durée de l'interview, la palme revenant à Anouk Grinberg : « Ce fut une grande chance d'avoir tourné avec Patrick qui respecte aussi bien les petits poissons que les grands. S'il n'y avait pas eu de caméra, je ne m'en serai pas plaint ! » Quelques grammes de poésie anoukienne parmi la bonne humeur générale de cette bande plutôt sympatique.

Raphaël Jullien Envoyer un message au rédacteur

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