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INTERVIEW

SHINE A LIGHT

Mike Jagger indique qu’il est très fier qu’un documentaire ouvre pour la première fois la Berlinale. Ce à quoi Martin Scorsese ajoute que c’est un plaisir d’être de retour à Berlin, où il avait présenté, la dernière fois, « Ragging Bull » en 1981, ceci même si « Cape Fear », « Ga…

© Wild Bunch Distribution

Mike Jagger indique qu'il est très fier qu'un documentaire ouvre pour la première fois la Berlinale. Ce à quoi Martin Scorsese ajoute que c'est un plaisir d'être de retour à Berlin, où il avait présenté, la dernière fois, « Ragging Bull » en 1981, ceci même si « Cape Fear », « Gangs of New York » ou ses documentaires sur le blues ont été projeté depuis, en son absence.

Journaliste:
Le film est surtout composé de moments musicaux...

Martin Scorsese:
Oui. La musique fait partie de ma vie. Elle est devenue une inspiration pour mes films, quelque chose d'éternel. Je la visualise dans ma tête et cela crée des images.

Pour les Stones, j'étais persuadé qu'un jour je les mettais dans un film. Ça m'a pris 40 ans pour créer cet objet de plaisir, documentaire certes (il a fallu 16 caméra et chefs opérateurs), mais dans lequel je voulais capturer les prestations sur scène, cette source de jouvence et d'énergie que sont les Rolling Stones.

Mike Jagger:
Mais il s'agit quand même d'un film... Et si Martin avait une équipe très important, on ne les a pas trop remarqué. Il n'était pas facile de capter tous ces moments...

Journaliste:
Vous aimez vous voir à l'écran?

Charlie Watts:
J'ai détesté. C'était l'horreur...

Martin Scorsese:
Tu étais très beau !

Mike Jagger:
ok...

Journaliste:
Le choix des chansons et des lieux?

Mike Jagger:
Il a été très difficile. D'un concert à l'autre cela varie tout de même beaucoup. Au départ on devait filmer un concert géant, sur une plage du Brésil, en 3D. Mais Martin voulait quelque chose de plus intime, axé sur le plaisir avant tout. C'est très différent finalement, cette nuit qui est mise en relief. Et le théâtre donne une impression très intime.

Martin Scorsese:
On a tenté de se rapprocher le plus possible de l'énergie d'un concert. D'avoir une interaction avec le groupe. Le montage apporte à la fois l'énergie et la poésie. On est proche du direct. Et le titre vient de cette idée de « première nuit », magique, qui se passe à New York... après, le tout s'évapore. Quant au répertoire, je l'ai reçu une heure avant le début du concert. On a eu le plaisir de la découverte, après qu'eux aient pris la tension de la salle.

Journaliste:
Certains ont joué dans des films avant...

Mike Jagger:
Keith (Richards « Pirates des Caraïbes ») nous dit comment faire pour jouer... comment aller sur scène (rires). C'est vrai (il a joué dans de nombreux films), si en concert tout est dans la performance, on a cependant les mêmes problèmes qu'au cinéma, de lancement ou de cadrage...

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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