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INTERVIEW

COLUCHE, L'HISTOIRE D'UN MEC

Journaliste :
Vous aviez envie de raconter l’époque ?

Antoine de Caunes :
Je trouvais qu’il y avait une résonance contemporaine et on avait pas mal d’outils sous la main: certains endroits, les gens …De plus l’époque était chargée : la droite quitte le pouvoir, l…

© Mars Distribution

Journaliste :
Vous aviez envie de raconter l’époque ?

Antoine de Caunes :
Je trouvais qu’il y avait une résonance contemporaine et on avait pas mal d’outils sous la main: certains endroits, les gens …De plus l’époque était chargée : la droite quitte le pouvoir, l’agitation qu’a provoqué la candidature de Coluche à la présidence ainsi que les réactions que cela a suscité… Tout cela constituait de bons éléments pour une bonne dramaturgie. Je trouvais qu’il s’agissait d’un moment important à se rappeler aujourd’hui, où il n’y a plus de vrai contestation, mais beaucoup de résignation.

Journaliste :
Cela dit, on constate qu’à un moment, donné Coluche flirte avec le populisme !

Antoine de Caunes :
A la base, il n’avait aucune arrière pensée. Il voulait juste foutre la merde. Il trimbalait son univers. A l’époque, il faut dire que tout le monde, hormis ceux qui le trouvaient vulgaire, le trouvait drôle ! Il n’avait pas de programme. Il a d’une certaine manière libéré la parole dans une société où la droite était au pouvoir, et où il y avait une sorte de résignation. Et Coluche a apporté avec sa candidature, un air frais . De plus la perspective d’être au second tour l’amusait beaucoup !

Journaliste :
Pourtant tout ne se passe pas comme il se l’imaginait ?

Antoine de Caunes :
A un moment donné il va subir les choses…Il tire d’ailleurs sa leçon en créant cinq ans après « les restos du cœur ». Oui, à un moment donné , il pète les plombs : sa mission le submerge et la responsabilité dont on le charge le bloque beaucoup ! Coluche est un ancien pauvre qui n’aime pas d’où il vient et qui trouve que la connerie est bien répartie !

Journaliste :
Comment avez-vous fait pour le tournage dans sa maison ?

Antoine de Caunes:
Il s’agit en fait d’une réplique. La maison de Coluche était à l’époque l’endroit où il fallait être. On a pas pu tourner dans cette maison qui est maintenant sous scellés.

Journaliste :
Est-ce que votre ambition avec ce film, était de faire rire les gens ?

Antoine de Caunes :
Il ne s’agit pas d’une tragédie. La nature de Coluche était plutôt rigolote mais on n’est pas cependant dans une comédie !

Laëtitia Langue Envoyer un message au rédacteur

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