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INTERVIEW

CARTON (LE)

A l’occasion de la sortie du film « Le Carton », rencontre avec Charles Nemes, Vincent Desagnat, Bruno Salomone, Fred Testot, Omar Sy et Djamel Bouras, réalisateur et acteurs.

Journaliste : L’affiche est alléchante. Comment avez-vous réussi à réunir une telle équipe ?

Charles…

© Olivier Bachelard

A l'occasion de la sortie du film « Le Carton », rencontre avec Charles Nemes, Vincent Desagnat, Bruno Salomone, Fred Testot, Omar Sy et Djamel Bouras, réalisateur et acteurs.

Journaliste : L'affiche est alléchante. Comment avez-vous réussi à réunir une telle équipe ?

Charles Nemes : C'est le producteur qui a tout géré et qui a obtenu l'accord de tout le monde. Il nous a simplement proposé un scénario qui nous a fait rire.

Journaliste : Comment s'est passé le tournage ?

Bruno Salomone : Y'avait vraiment une ambiance de merde. Non, non… J'ai beaucoup aimé. J'ai adoré.

Fred Testot : On a beaucoup appris, on était tous novices. On se tenait au scénario.

Vincent Desagnat : C'est bien de respecter le texte, d'en tirer des idées.

Fred Testot : Le texte était suffisamment bon pour qu'on ait pas besoin d'en rajouter. Surtout qu'on vient tous de l'improvisation.

Journaliste : Le scénario est tiré d'une pièce. Peut-on parler d'adaptation ?

Charles Nemes : C'est un élargissement de la pièce. L'idée de départ était quand même de rester proche de la structure de la pièce. C'est une…. variation.

Journaliste : La pièce a-t-elle été une source d'inspiration ?

Vincent Desagnat : Dans la pièce, tout est plus « boulevard ». On l'a tous vu, mais après le tournage. On ne voulait pas être influencé. C'est plus la même « histoire ».

Journaliste : Pour chacun, c'est un peu vos premiers vrais pas dans le cinéma… Ca s'est bien passé ?

Vincent : Là, c'était de la comédie. Je devais vraiment jouer un rôle. Dans « La Beuze », on me le demandait aussi, mais pas de la même manière. C'est un peu plus normal. Le personnage d'Antoine est plus proche de moi que celui de Scotch.

Fred Testot : Au cinéma, on est vachement cadré, c'est super dur. Il faut aller exactement ici, dire telle chose à tel moment… Tout est faux, ça m'a vachement chamboulé : il faut être naturel dans un univers complètement fabriqué.

Journaliste : On peut imaginer qu'aujourd'hui, vous ne vous quittez plus…

Vincent Desagnat : C'est bizarre, parce que dans les transports en commun, on ne se supporte pas.

Fred Testot : Même avec Djamel, on a bien déliré. Défoncer la voiture, ça a été un vrai plaisir…

Djamel Bouras : Ah ouais ! Je me suis bien fait plaisir.

Vincent Desagnat : Notre entente transpire par la pellicule et j'espère qu'au moins on a réussi à transmettre ça.

Bruno Salomone : Je pense qu'on a besoin de ça en ce moment, avec ces temps durs. (rires)

Journaliste : Avez-vous l'intention de continuer dans la comédie ?

Fred Testot : Ah non, moi, j'arrête. Je veux faire du théâtre, des trucs sérieux, le comique, j'en ai fait le tour en 15 ans de carrière, ras-le-bol… (rires)

Vincent Desagnat : Des projets dans le même registre, avec plaisir.

Fred Testot : Pour la suite on fait le réaménagement ?
(…)
Bruno Salomone : Sinon… Je sors un DVD…

Journaliste : Bruno Salomone, avez-vous envie de passer à un registre plus « sérieux » ?

Bruno Salomone : Mais pour moi, c'est un rôle sérieux. Je viens de tourner dans un téléfilm pour France 2, et c'était pas de la comédie. J'aime les comédies, j'ai envie de rester là-dedans, mais après ça dépend aussi des propositions…

Anthony REVOIR Envoyer un message au rédacteur

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