Parce qu'on en a jamais assez !

INTERVIEW

BANLIEUE 13

Jouer dans ce film, où les acteurs sont avant tout des cascadeurs, c’est un peu une revanche pour Cyril Raffaelli et David Belle qui sont peu souvent au premier plan. Luc Besson et Pierre Morel n’ont de toute façon jamais imaginé que ces cascadeurs puissent être remplacés par de « vrais ac…

© Anne Laure

Jouer dans ce film, où les acteurs sont avant tout des cascadeurs, c’est un peu une revanche pour Cyril Raffaelli et David Belle qui sont peu souvent au premier plan. Luc Besson et Pierre Morel n’ont de toute façon jamais imaginé que ces cascadeurs puissent être remplacés par de « vrais acteurs ».

Lorsqu’on demande à Pierre Morel s’il a voulu rendre hommage à David Fincher, il nous répond qu’il n’y a dans ce film aucun hommage, ni référence à un autre film, ni à un autre réalisateur.

Pourtant le nombre 13 évoque pour chacun quelque chose. Pour l’équipe du film, ce n’est pas une référence non plus. Le nombre 13 a été choisi comme aurait pu l’être un autre nombre. C’est plus un symbole…

L’impact potentiel du film sur notre société a été évoqué, afin de savoir si le but de Banlieue 13 était de faire réagir les personnes vivant dans des cités. Pierre Morel nous répond que l’appel est beaucoup plus destiné au gouvernement en lui demandant de faire attention à ce qu’il va faire, et aussi il s’agit de prévenir les habitants des cités en leur disant : « regardez ce qu’ils vont faire ». Pour Pierre Morel, cela se passe déjà comme ça partout ailleurs dans le monde et ça peut très bien arriver chez nous.

De même, Luc Besson et Pierre Morel n’ont pas peur de la critique s’agissant de l’impact direct sur les jeunes à la sortie du film. Pour eux, c’est avant tout un film de divertissement. Bien sûr, il risque d’y avoir des réactions et des personnes qui vont penser pouvoir faire les mêmes choses, mais c’est un infime pourcentage de dingues… Luc Besson rajoute qu’à la sortie de Taxi 3, VSD a lancé une polémique sur l’incitation à l’excès de vitesse etc… Si on commence comme cela et que l’on s’arrête à ces choses là, on ne fait plus rien. La société n’a pas attendu le cinéma pour que l’on prenne conscience des tous les dangers…

S’agissant des cascades, Cyril Raffaelli et David Belle nous confient qu’elles ont été dures à réaliser et à filmer, car les meilleures se font « au feeling ». Après avoir fait les repérages et donné leur accord pour les cascades, une fois confrontés au saut à exécuter, ils se demandent forcément si c’était une bonne idée. En plus, la fatigue joue beaucoup.

Anthony REVOIR Envoyer un message au rédacteur

À LIRE ÉGALEMENT