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Test DVD - MALAVITA

Date de sortie : 12 mars 2014

Giovanni Manzoni a trahi son clan il y a maintenant presque une dizaine d’années. Dans le cadre du régime de protection des témoins du FBI, celui-ci est envoyé en Normandie pour échapper à ses anciens amis mafieux qui le poursuivent depuis tant d’années. Mais ce petit séjour dans le nord de la France ne va pas être de tout repos…

Test DVD

Disons-le clairement : "Malavita", c’était franchement cool. Après tant d’années à enchaîner les navets à un rythme quasi stakhanoviste, aussi bien pour lui en tant que réalisateur que pour la multitude de jeunes faiseurs prompts à intégrer l’usine EuropaCorp, Luc Besson réussissait enfin à emballer un film à la fois simple et drôle, sans aucune prétention, écrit sans trop de lourdeurs, visuellement très soigné et nanti d’une autodérision bienvenue. Parrainé par un Martin Scorsese qui occupait ici le poste de producteur exécutif (mettre en avant ce détail dans la campagne marketing n’était cependant pas la meilleure idée du monde), le film débarque enfin en Blu-Ray après une jolie carrière en salles. Mais si revoir le film dans des conditions idéales procure toujours le même plaisir, les bonus, eux, auraient plutôt le don de nous mettre en colère…

Menu

Un menu visuellement splendide qui met en valeur (et en 3D) le barillet de flingue de l’affiche originale, avec quelques extraits du film en surimpression sur l’emplacement des balles.

Image

L’image de "Malavita" n’allait sans doute pas être très facile à compresser sur format numérique : le film alterne en effet des plans très esthétiques et lumineux à la manière d’un Jean-Pierre Jeunet avec des plans bien plus sombres où la présence du grain s’était faite ressentir lors du visionnage en salles (voir la scène finale). Au-delà du jugement sur l’étalonnage effectué lors de la postproduction du film, on se satisfera néanmoins de voir que ce choix a été respecté pour l’édition Blu-Ray, reproduisant ainsi très fidèlement les effets de la projection en salles.

Son

En VO ou en VF, on aura droit à une piste DTS 5.1 assez redoutable, mettant aussi bien en valeur les dialogues que les scènes d’action. A noter que la VOST est indispensable pour profiter au mieux de la diction jouissive de Robert De Niro (en plus, la VF n’offre hélas pas la voix de Jacques Frantz pour le doubler, ce qui est très regrettable).

Bonus

Les dix règles du bon mafieux
Dans sa logique d’américanisation du cinéma de genre français, Luc Besson semble avoir décidé depuis déjà assez longtemps d’étendre l’idée à la conception des bonus DVD. Si ses films en tant que réalisateur furent pendant longtemps dénués de suppléments (le réalisateur avouant en interview qu’ils n’en avaient pas besoin), la sortie des productions EuropaCorp en DVD témoignaient en revanche d’un discours promo asséné à coups de massue, privant ainsi son spectateur d’indications techniques très enrichissantes et d’une découverte approfondie de la fabrication d’un film. On ne sera donc pas du tout surpris par la découverte de ce « making-of » qui n’en a que le nom, découpé en dix modules à la manière des dix règles édictées par De Niro dans le film : à travers un découpage trop rapide, chaque intervention (acteur, réalisateur, scénariste, etc…) n’excède jamais plus de quinze secondes entre les extraits du film et les images du tournage. Et comme on passe ces vingt-trois minutes à voir pas mal de monde se livrer au cirage de pompes collectif comme si gagner un Oscar en dépendait, autant dire que l’intérêt du module est quasi inexistant.

Les affiches à travers le monde
Tout est dans le titre : une galerie photo des différentes affiches du film, montée à la manière d’un clip vidéo (pas la peine d’utiliser la télécommande pour passer de l’une à l’autre, donc). Pour ceux que ça intéresse.

Bonus du Blu-Ray
- Les dix règles du bon mafieux (23 min) ;
- Les affiches à travers le monde

Guillaume Gas Envoyer un message au rédacteur

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