VOYAGE OF TIME

Un film de Terrence Malick

Un documentaire à toutes les échelles

L'origine de la vie, la terre nourricière, la création, l'évolution, et la place de l'homme dans tout cela...

Après plus de 6 ans de travail, ce documentaire consacré à la création et l'évolution, signé Terrence Malick, aura enfin vu le jour. Son point de départ furent les quelques minutes de "The Tree of Life", Palme d'or à Cannes en 2011, consacrées aux origines de la vie sur Terre. Présenté en compétition au Festival de Venise 2016, "Voyage of Time" en est reparti bredouille, laissant cependant nombre d'images marquantes en tête, de la lave évoluant sous l'eau aux envoûtants champs de méduses, en passant par d'étranges créatures sous-marines, pour mieux évoquer l'évolution et les étincelles de vie d'une humanité aujourd'hui bien inégalitaire.

Si la photographie, les effets spéciaux et le travail de montage sont aboutis, Malick ne révolutionne cependant pas aujourd'hui, malgré sa brillante poésie, le documentaire sur la richesse de cette Terre, mère qui nous abrite, et que sa voix-off appelle au début du film. Il faut dire que cette superbe coproduction de la National Geographic Channel arrive plus de 24 ans après le magnifique "Baraka" et pas si longtemps après "Samsara", deux autres œuvres aux images envoûtantes qui embrassaient elles aussi à la fois création et civilisation.

On admirera donc avant tout, dans "Voyage of time", l'évocation du big-bang, les diverses vues de nébuleuses ou encore l'utilisation des images de synthèse pour évoquer certaines espèces disparues, d'impressionnantes tempêtes solaires ou d'impossibles points de vue sur les positionnements de planètes. Images magnifiques, texte sobre lu par Cate Blanchett, le metteur en scène culte de "La Ligne rouge", qui divise tellement depuis quelques années, devrait enfin retrouver un public grâce à des projections durables et fort pertinentes en IMAX, doublées d'une étrange sortie sous forme de séries de projections uniques, permettant certainement une sortie vidéo plus rapide.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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