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VANILLE

Un film de Guillaume Lorin

S’adapter aux autres

Un garçon qui maltraite les animaux doit apprendre à vivre avec eux, une petite fille est agacée par sa mère qui ne parle pas français, une petite parisienne est envoyée par son père aux Antilles, chez sa tante, et découvre la culture guadeloupéenne…

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Joli recueil que "Vanille", dont le court métrage titre, pilote d’une série télé, a été récompensé en juin dernier au Festival d’Annecy. La variété graphique est au rendez-vous, mais tous son reliés par un personnage central qui doit composer avec d’autres qui lui sont étrangers ou qu’il ne comprend pas, devant ainsi apprendre le respect et le vivre ensemble. Le premier court, "Kiko et les animaux" (7mn 30s) se déroule dans une ferme, un jeune garçon s’amusant à terrifier les animaux. Mais celui-ci va devoir faire face à leur rébellion, ces derniers lui lançant divers défis, liés à différents éléments (travail manuel, musique, couleur, force…). Un joli apprentissage de l’humilité, dont le dessin se met au diapason du comportement du personnage, en passant de perspectives déformées marquant sa domination à un dessin plus cadré sur la fin.

S’en suit "Ton français est parfait" (4mn 12s), dans lequel une petite fille de retrouve au guichet d’une banque avec sa mère, frustrée par l’incapacité de celle-ci à se faire comprendre. Les jeux de traits et de hachures viennent se marier avec les transparences des corps et par moment des décors, pour un récit sur l’intégration autour d’immigrés cambodgiens. Enfin "Vanille" (31mn)vient clore le recueil avec malice, dans une sorte de film enquête, une petite fille se retrouvant à aimer l’entourage de sa Tati guadeloupéenne à l’immense tignasse noire. Autour d’une histoire de vols de cheveux (par une créature appelée le « soucougnan »), elle va découvrirt les coutumes, les superstitions, la nourriture et la langue locale, ainsi que la nature envahissante et l’amitié. Servi avec élégance par des décors en partie réels (les palmiers, les cases, la végétation luxuriante, le volcan la Soufrière…) et des personnages aux traits épais et coloris vifs, le film fleure bon les aventures enfantines et l’envie de vivre à cent à l’heure.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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