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TUCKER ET DALE FIGHTENT LE MAL

Un film de Eli Craig

La mort est dans le pré !

Un groupe de jeunes Américains décide de passer le week-end en forêt. Lorsqu’une fois sur place, leur chemin croise celui de Tucker et Dale, deux paysans aussi sympathiques que loufoques, nos jeunes vacanciers, influencés par des années d’idées reçues dues au cinéma et à la télé, sont persuadés d’être en présence de deux rednecks psychopathes...

Déjà « vieux » de deux ans, « Tucker & Dale fightent le mal » fait partie de ces bandes estampillées « dans la lignée de « Shaun Of The Dead » », alors que rien ne lie le métrage d’Eli Craig au film culte d’Edgar Wright, si ce n’est l’analyse, la compréhension d’un genre et sa réappropriation de façon plutôt comique. Craig livre un pastiche – sans être parodique - d’un genre, le survival en milieu rural, ce que ne faisait pas son homologue anglais.

Le point fort de « T & D » est de jouer constamment sur le quiproquo provoqué par les préjugés que les citadins ont sur nos gentils bouseux, alors que ces derniers ne cherchent qu’à les aider. Dès la première rencontre entre ces deux groupes, alors que les jeunes vacanciers s’arrêtent dans une station essence, la mise en scène cinéphile de Craig instaure ce climat de doute auprès des jeunes du film. Climat qui sera renforcé dès que la jolie blonde du groupe sera sauvée de la noyade par nos deux héros, devant des jeunes apeurés pensant assister au meurtre de leur amie.

Dès lors, le film devient une succession de mises à morts accidentelles aussi sanglantes que drôles. L’exemple parfait se situe au moment où Dale, fuyant des abeilles qu’il vient de maladroitement libérer, tronçonneuse à la main, est pris pour un cousin de Leatherface par les campeurs, dont l’un, en pleine fuite, va s’empaler sur un arbre. Le schéma va même s’inverser lorsque décidant qu’ils doivent tuer le mal, cette bande de jeunes abrutis va s’autodétruire (avec entre autre un sympathique broyeur à bois).

Très souvent drôle, malgré certaines mises à mort prévisibles, et terriblement efficace, le film retombe légèrement lorsque Craig justifie la présence des campeurs par une soi-disant quête vengeresse de leur leader, ceci afin de doter le film d’un véritable méchant : pas forcement nécessaire, mais pas handicapant non plus. Même si la plupart des spectateurs intéressés l’ont déjà vu lors de divers festivals ou via le net, cette petite pépite comique ne restera probablement pas longtemps à l’affiche (si déjà vous avez la chance qu’un cinéma de votre ville le diffuse) alors profitez en !

François ReyEnvoyer un message au rédacteur

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