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TROIS COUPLES EN QUÊTE D’ORAGES

Un film de Jacques Otmezgu

De beaux portraits de femmes, et surtout d’un ami sans failles

Olivier, Rémi et Pascale sont trois quarantenaires, amis de longue date. Avec leurs conjoints respectifs, ils forment un clan qui se trouve ébranlé par le fait que Rémi doive désormais se déplacer en fauteuil roulant...

Trois couples en quête d’orages arrive après une année chargée en histoires d’unions orageuses avec conséquences. Mais contrairement aux trentenaires en crise de « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », ou aux plus âgés de « L’un reste, l’autre part », les couples en question semblent avoir une approche plus naturelle de la vie à deux. Même si les menaces sur le bonheur sont également présentes, c’est l’entraide et l’amitié qui sont au centre du traitement, et non la séparation. Ainsi, Olivier, magnifiquement personnifié par l’imposant Aurélien Recoing (L’emploi du temps), a toujours le regard bienveillant, malgré le drame intime qu’il vit. Et Claire Nebout donne vie à son pendant féminin, avec peps et générosité.

C’est grâce à ces deux personnages que l’on entre dans ce cercle d’amis, où les femmes mènent finalement la danse, moteurs échaudés par la vie. On est ainsi heureux de retrouver la rare Philippine Leroy Beaulieu, loin de rôles comiques caricaturaux, et surtout Laurence Cote, à des lieux de la noirceur qui a fait sa réputation. Construit en flash back, avec quelques tiroirs savamment révélateurs (la scène au Guatemala), le film touche par sa sincérité, la complexité de ses personnages, et son entrain positif.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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