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LE TERRITOIRE DES LOUPS

Un film de Joe Carnahan

CONTRE : Niveau -2 - Loupé !

Après que leur avion se soit crashé en Alaska, un groupe de 7 foreurs doit lutter pour sa survie dans une contrée infestée de loups...

Ne vous jetez pas dans la gueule du loup… Si vous espérez trouver un film d’aventures avec traque, rebondissements, suspense et émotion, passez votre chemin. « Le Territoire des loups » est vide de tout. Un film aussi inutile que le temps que vous perdrez à aller le voir.

Pourtant, ça ne commence pas si mal avec une mise en situation du personnage principal intéressante. Liam Neeson compose en effet un chasseur de loups complexe, perdu au milieu de nulle part dans une région pétrolifère d’Alaska où se côtoient des moins-que-rien et les mis à l’écart de la société. Sept d’entre eux survivent à un crash d’avion en pleine forêt alors que l’hiver bat son plein : une belle brochette pour la meute de loups qui les prendra en chasse et les dévorera les uns après les autres.

C’est tout ? Oui ! Rien de plus à se mettre sous la dent dans ce film de survie qui est plus à rapprocher des « Dix petits nègres » d’Agathie Christie que de « Délivrance » de John Boorman. Tout est tracé d’avance et l’issue est même connue dès les premières minutes du film avec cette scène complètement inutile où Liam Neeson, déprimé niveau 7 sur l’échelle de Richter, met le canon de son arme dans sa bouche avant de changer in-extremis d’avis…

Tout est si bien balisé que lors de la traque, le spectateur est méticuleusement assommé d’une scène de boucherie suivie d’une scène de fuite ou de feu de camp où on se raconte des histoires à dormir assis sur son fauteuil de cinéma. Pour clore le tout, on devine bien cinq minutes avant qui va finir comme un croque-monsieur dans l’épisode suivant…

Heureusement, Joe Carnahan, jeune loup du cinéma américain de 42 ans et réalisateur des réussis « Narc » (2003) et « Mi$e à Prix » (2007), est derrière la caméra pour assurer quelques moments de tension bien sentis et fort joliment réalisés. Le seul problème est qu’ils ne sont que deux : le crash de l’avion et la chute dans l’arbre ; pour le reste pas de quoi crier au loup…

La pseudo psychologie de Liam Neeson marche dix minutes mais les flash-back inutiles, la faiblesse du propos, les pauvres dialogues et les lyriques « N’aie pas peur » de sa femme disparue confinent rapidement au ridicule. Si Carnahan continue à faire des films de cette trempe, sa tête risque vraiment d'être mi$e à prix à Hollywood…

Mathieu PayanEnvoyer un message au rédacteur

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