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LA STRATÉGIE ENDER

Un film de Gavin Hood

Étoiles, garde à vous !

50 ans après avoir réussi à repousser l’invasion d’une espèce extraterrestre hostile, les Doryphores, l’humanité se prépare sans relâche à leur retour. Les forces militaires recrutent les jeunes les plus intelligents et stratèges pour les former comme officiers émérites et contrer la prochaine attaque. Mais ce recrutement a aussi pour objectif d’identifier le futur leader militaire capable de mener l’ultime bataille qui anéantira définitivement la menace Doryphore…

Cette adaptation du premier volet de la saga SF de l'écrivain américain Orson Scott Card, publié en 1985, concentre son action sur la psychologie du héros, Ender Wiggin (Asa Butterfield, ex-"Hugo Cabret"), et la maturité qu’il va acquérir au fil de son entrainement à l’académie militaire. En effet, le jeune garçon dévoile rapidement des capacités innées de stratège militaire, mais saura-t-il faire preuve de suffisamment de leadership pour être suivi dans ses choix et conduire une armée à la victoire ? Si Ender devient de plus en plus confiant sur ses capacités, renforcé par les espoirs que porte sur lui le très respecté colonel Graff (Harrison Ford), il s’interroge aussi de plus en plus sur son ennemi ? Il cherche à le connaitre et à le comprendre pour mieux anticiper ses réactions en cas d’attaque. Empathie ou amour ? Faiblesse ou stratégie ? Ce tiraillement ne cesse de le questionner tout au long du film.

Un des atouts majeurs du film, est de nous épargner les habituelles scènes de dégommage d’extraterrestres et autre love story inévitables en cas d’école militaire mixte ! Non, Gavin Hood se concentre sur Ender, et le place volontairement dans un décor confiné. Le centre d’entrainement qu’on ne quitte quasiment pas, sauf pour plonger dans un univers virtuel de jeux vidéo, là encore reflet du questionnement d’Ender. L’académie militaire, quand à elle, offre le terrain idéal pour symboliser l’évolution du héros, étape par étape. Transformant le stratège en leader. Même si, sur terre ou dans l’espace, l’encadrement ne semble pas avoir beaucoup évolué : « Chef, oui Chef ! ».

Avec son regard bleu innocent et son visage impassible, Asa Butterfeild, interprète parfaitement la tempête intérieure du héros. Capable de compassion autant que d’une extrême violence, Ender dispose de tous les atouts pour réussir sa formation. Reste à lui de faire les bons choix, mais pour cela il aura besoin de plus de temps qu’il n’en dispose…

Enfin, le film délivre son message final, lorsque le colonel Graff tente de justifier l’extermination de l’ennemi, son génocide, sous prétexte qu’il représente une menace potentielle pour l’humanité. Au final, "La Stratégie Ender", même s’il sera plus apprécié par le public jeune, est porteur d’une philosophie saine vis-à-vis de la violence et de la justice.

Loreleï Colin-MoreauEnvoyer un message au rédacteur

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