Parce qu'on en a jamais assez !

SAHARA

Pour les personnages secondaires

Harcelés et moqués par les serpents du désert (les sableux), Ajar, jeune serpent bleu, et son compère Pitt le scorpion maladroit (il s'endort lui-même régulièrement en se piquant par erreur) décident de s'aventurer dans l'Oasis voisine. Ils vont y faire la connaissance d'Eva, un serpent d'eau femelle qui souhaiterait savoir ce qu'il y a au-delà de la végétation...

Débutant comme une très lointaine variante de Roméo et Juliette (deux jeunes issus de peuples qui tombent amoureux), le gros film d'animation français de ce début d'année est avant tout un film d'aventures dépaysant aux personnages amusants. Alignant les numéros de bravoure et exploitant avec efficacité des lieux aux qualités indéniablement graphiques (dunes, canyons, villages de terre...), le film n'en cède pas moins ponctuellement aux modes du moment telles que la battle de danse entre les jeunes filles serpents ou le sempiternel effet montagnes russes.

Testant de beaux effets en ce qui concerne les mouvements du sable, "Sahara" séduit moins par son scénario, assez convenu (une course poursuite pour sauver la belle des griffes d'un charmeur de serpents) que par ses personnages secondaires. Outre le scorpion peu téméraire, on notera la présence du frère d'Eva, sorte d'ado présomptueux et inconscient qui se cherche une personnalité (interprété par un Vincent Lacoste inspiré) et l'étrange (et tordante) créature des sables pas très claire dans sa caboche, qui apparaît çà et là. Un film d'animation plus qu'honorable pour les vacances de février qui s'annoncent.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire