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MY WEEK WITH MARILYN

Une semaine de la vie de Marilyn : émouvant mais sans surprise

Été 1956. Le jeune Colin Clark quitte Oxford et sa famille pour travailler comme troisième assistant sur le tournage de « Le Prince et la danseuse » avec Laurence Olivier et Marilyn Monroe. Marilyn, alors âgée de 30 ans, fraîchement mariée à l’auteur Arthur Miller, est déjà une star mais cherche à acquérir une image d’actrice sérieuse. Colin devient alors le confident d’une Marilyn perdue, fragile, accroc à toutes sortes de médicaments, et passera avec elle une semaine inoubliable...

40 ans après le tournage du film de Laurence Olivier (pas encore « Sir » à l'époque), Colin Clark publie son journal, « Le prince, la danseuse et moi » sur cet été, tout sauf conventionnel. Une semaine manque pourtant, elle sera publiée quelques années plus tard. « My week with Marilyn » raconte donc cette semaine, lorsqu'Arthur Miller quitte l’Angleterre, incapable d’écrire en la présence de sa femme toujours en proie à ses doutes et démons. Colin a alors le champ libre pour lui faire visiter la région, mais aussi lui offrir une oreille pour l'écouter et une épaule pour pleurer...

Michelle Williams a déclaré en interview qu’il lui avait été difficile de sortir de son personnage après le tournage. Comment effectivement sortir indemne d’un tel rôle ? Williams est Marilyn (les formes généreuses en moins), elle irradie littéralement l’écran et l’équilibre du film tient vraiment à son interprétation toute en douceur et en finesse. Le reste du casting est parfait, même si, quel dommage, il est sous exploité (notamment Emma Watson, ou Julia Ormond, interprétant une Vivien Leigh consciente de son âge et du pouvoir de Marilyn sur les hommes, même son mari). Kenneth Branagh interprète brillamment un Laurence Olivier exaspéré par les retards à répétition de la star et son recours incessant à sa coach et confidente, Paula Strasberg (Zoë Wanamaker). Judi Dench est la gentillesse réincarnée en Dame Sybil Thorndike, celle qui trouve les mots pour rassurer Marilyn : “Aucun d’entre nous ne sait jouer pour la caméra, mais vous le savez”.

On pourra reprocher à Simon Curtis (réalisateur sorti de nulle part) de ne montrer que la face bien connue de Marilyn, la fragile, et de laisser de coté le sex-appeal, l’esprit et la ténacité de la femme la plus célèbre au monde. La fin du film est donc assez prévisible, et surtout Michelle Williams se retrouve restreinte à ne jouer que la Marilyn en quête d’amour. Mais qui serait assez fou pour bouder le plaisir de passer une semaine avec Marilyn...

Stéphanie PalisseEnvoyer un message au rédacteur

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