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LA LONGUE NUIT DE FRANCISCO SANCTIS

Sombre et quelque peu opaque

Sous la dictature argentine, en 1977, un homme quelconque, la quarantaine, se retrouve confronté à un choix qui risque de lui coûter la vie. Une ancienne amie lui demande prévenir des personnes sur le point d'être enlevées...

"La longue nuit de Francisco Sanctis" était présenté dans la section Un certain regard du Festival de Cannes 2016. Sorte d'expérience de la durée, ne s'étendant pourtant que sur 1h18, le film explore une certaine forme de peur, à la fois face à la décision, mais aussi du fait d'une existence sans histoires, qui devient soudain incertaine, du fait de l'irruption du passé (un vieux poème militant qu'on propose de publier...) et d'un choix d'engagement à faire (avertir deux personnes).

Construit alors comme une errance crépusculaire, le film fonctionne comme une lente sortie d'anesthésie, lors de laquelle l'effet de l'adrénaline est progressif. Dans une photo aux couleurs ternes, Francisco Márquez et Andrea Testa se permettent une longue scène en voiture, où le rythme de la lumière des lampadaires vient frapper sur la main du personnage, à l'image d'un compte à rebours ou d'un cœur qui se remet à battre, plus vite. S'il a du mal à passionner sur le fond, le film a le mérite de générer une véritable ambiance suintant une certaine forme d'angoisse.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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