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LE DERNIER DIAMANT

Un film de Éric Barbier

Un manque de rythme frustrant

Simon est un cambrioleur tout juste sorti de prison. Alors qu'il est encore en conditionnelle, un ami lui propose un coup qu'il ne peut pas refuser : le vol d'un des plus gros diamants du globe. Alors qu'il joue son rôle d'infiltration dans le plan des malfrats, il fait la rencontre de Julia, la personne chargée de la vente de la pierre précieuse...

Éric Barbier nous sert avec ce quatrième long-métrage un nouveau thriller. On sent d'ailleurs que le réalisateur a parfaitement assimilé les codes du genre. Mais justement, peut être un peu trop. En effet, on tombe bien souvent dans des plans clichés et des situations déjà vus dans de nombreuses productions passées. Que ce soit des hommes dans des conduites d'aération ou encore un expert en informatique pianotant à une vitesse affolante sur son clavier pour déverrouiller un système de sécurité, tout y passe. Le film de braquage est difficile à révolutionner et à défaut d'essayer, le cinéaste à tenté de rendre une copie propre et bien construite mais malheureusement pas très originale. Le scénario devrait pourtant fonctionner avec quelques twists inattendus. Il tente même d'inclure une histoire amoureuse, encore une fois bien classique, entre le méchant et la jeune femme dont on se sert et à laquelle on se retrouve au final amouraché. Ces grands thèmes du film de braquage ou du thriller ne seraient pas forcément un problème si tout fonctionnait à la perfection. On pourrait alors apprécier la revisite d'un genre que l'on connait et que l'on apprécie pour son efficacité dans les moments de tensions. Mais ces instants tant attendus sont juste inexistants dans ''Le Dernier Diamant''.

En effet, bien que l'intrigue apporte des éléments surprenants ou normalement forts en émotions, rien de tout ça n'arrive jusqu'à nous. Et ceci à cause du rythme du film qui ne décolle pas. Les plans s'enchainent comme si tout au long du récit, on savait que tout allait bien se passer. Pourtant lorsque quelque-chose ne tourne pas rond dans les plans des cambrioleurs, les spectateurs ne bronche pas. Ceci étant peut être du également à une prévisibilité de l'enchainement des évènements. Mais même si on sait à quoi s'attendre la plupart du temps, rien ne vient appuyer les vrais twists. Cela rend alors le peu de « scènes d'actions » inefficaces et sans tensions, et les révélations ou autres morts de certains personnages nous font à peine hausser les épaules. Pourtant les acteurs ne sont pas mauvais, ils essayent tout au long du film de nous entrainer avec eux dans leurs manigances mais sans succès. Même l'histoire amoureuse entre Simon, le personnage d'Yvan Attal, et Julia, le rôle de Bérénice Béjo, a du mal à nous intéresser vraiment. Au final, ce film montre l'importance du montage dans les productions de cinéma. Sans montage nerveux jouant sur la tension, ce film tombe à l'eau et se maintient à peu près grâce à son scénario.

Quentin ChirolEnvoyer un message au rédacteur

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