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BLUEBERRY

Un film de

CONTRE: Niveau 0 - Voyage… au pays des fractales

Alors qu'il est emmené de force chez son oncle à Palomito, dans le but de faire de lui un homme, le jeune Mike Blueberry fait la connaissance d'une jeune prostituée. Lorsque celle-ci se fait assassiner sous ses yeux, il détale, blessé, loin de la ville, et est recueilli par les indiens…

L'adaptation par Jan Kounen de la bande dessinée Blueberry est annoncée comme 'librement inspirée' du personnage créé par Moebius (Jean Giraud). Après quelques scènes nous contant la jeunesse du héros, aussi maîtrisées dans leur rythme que dans les cadrages adaptés aux grands espaces traversés, le film prend un virage spirituel inattendu à la base.

On est donc loin des western classiques, et si les hommes blancs sont rustres, ça n'est qu'en contraste avec le monde de calme et de sérénité que les chamanes nous permettent de toucher du doit. Oui mais à trop vouloir mêler les deux réalités, celles avant et après avoir fumé, Kounen se perd en tourments inutiles et recherche de soi, bien peu palpable. Et par dessus tout, il donne dans l'overdose d'effets numériques et de figures générées par ordinateurs sensées représenter les visions ou les perceptions qu'on les personnages. De quoi perdre patience durant la seconde moitié du film.

Ajoutez à cela un doublage en français assez épouvantable, où l'on a l'impression que Vincent Cassel parle seul dans une pièce, alors que les autres ont droit aux bruits ambiants. Et vous aurez une idée de l'étrange expérience à laquelle vous êtes conviés. Un film en apesanteur, qui va forcément diviser.

Anthony MARDONEnvoyer un message au rédacteur

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