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L'AGE DE GLACE 3 : LE TEMPS DES DINOSAURES

Un film de Carlos Saldanha

L'âge se déglace et se déguste

Cette fois-ci nos amis doivent faire face à deux défis: retrouver Sid qui s'est fait capturer par un tyrannosaure femelle pas très contente du vol de ses oeufs, mais aussi accueillir la future naissance dans le foyer de Manny, qui angoisse bien plus que sa femelle...

Cette seconde suite permet à nos héros de rencontrer de monstrueux animaux, les ayant précédés des millénaires auparavant, grâce à une astuce glacière typiquement « Conan Doylienne ». Cela permet au passage d'augmenter la dose d'action et de spectaculaire en les mettant en contact des créatures gigantesques plus promptes à tout dévorer qu'à discuter. Et cela permet finalement d'insuffler un rythme qui faisait légèrement défaut à l'épisode précédent.

Alors entre poursuites et gags, le spectateur aura fort à faire afin de suivre nos héros qui cette fois-ci sont rejoints par une belette plus proche de Rambo que d'une petite bête à fourrure ! Elle guidera nos amis dans un monde hostile, où même les plantes peuvent s'avérer dangereuses et mortelles.

Entre un Manny proche de l'hystérie en voyant arriver sa progéniture, un Diego qui se sent de plus en plus vieux dans ce groupe et un Sid qui va combler son envie de materner en « adoptant » d'étranges créatures, c'est surtout le thème de la famille qui revient comme un leitmotiv, aussi bien à l'origine des déboires de toute la bande qu'en heureuse conclusion. D'ailleurs un des moments les plus drôles du film voit l'inconscient Sid s'opposer à la mère des petits T-rex pour une question de régime alimentaire !

Et l'inventivité des scénaristes permet de joyeux moments de rire tout autant au coeur qu'entre deux moments d'action, comme lors de cette visite dans les grottes aux gaz toxiques. D'autre part les décors sont magnifiques notamment dans « ce monde perdu » où la luxuriance et le gigantisme des créatures impressionnent.

Cependant, le fait de multiplier les personnages, diminue leur temps de présence à l'écran et donc l'opportunité de creuser leur personnalité. On pourrait presque dire que « trop de monde tue le monde ». Ainsi ce sont les deux sympathiques opossums timbrés qui sont ceux qui en font le plus les frais. Mais en fin de compte cet épisode relève joyeusement le défi de la surenchère, tout en assurant sur le plan de l'action et de l'humour.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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