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INTERVIEW

ET PUIS LES TOURISTES...

Journaliste :
Comment est née l’idée du film ?

Robert Talheim :
Je suis allé à Auschwitz il y a dix ans et j’avais en tête les images que tout le monde a, c’est-à-dire des images en noir et blanc…Mais je suis arrivé dans un endroit où des jeunes vivent et qui ne c…

© Nod Noblesse Oblige Distribution

Journaliste :
Comment est née l’idée du film ?

Robert Talheim :
Je suis allé à Auschwitz il y a dix ans et j’avais en tête les images que tout le monde a, c’est-à-dire des images en noir et blanc…Mais je suis arrivé dans un endroit où des jeunes vivent et qui ne correspond plus du tout à ces images !

Journaliste :
Comment les gens ont réagit quand ils vous ont vu avec votre équipe de tournage ?

Robert Talheim :
Ils étaient un peu méfiants et critiques au début. Il faut savoir qu’il y a un million de touristes par an à Auschwitz et que seul le passé intéresse les touristes. De plus, ils ne dorment pas sur place, ils vont dormir à Varsovie la plupart du temps. Quand les habitants d’Auschwitz ont vu que nous faisions un film, ils étaient distants au début puis on leur a demandé ce que ça faisait de vivre dans un tel endroit. Cela a pris du temps, mais ils ont vu que l’on filmait pendant trois mois. On a fait des prises dans les discothèques, dans la ville…Ils sont venus nous aider et jouer les figurants quand il y avait besoin ! Ils souhaitaient vraiment faire partie du film et à la fin, on a du fermer le plateau car il y avait trop de monde !

Journaliste :
Comment avez vous fait votre casting ? Connaissiez vous les acteurs ?

Robert Talheim :
J’ai cherché pendant vraiment très longtemps et le plus difficile était de trouver celle qui jouait le rôle de Ania.

Journaliste :
Vous aviez envie de parler du devoir de mémoire et de la nécessité du retour à la vie…

Robert Talheim :
En fait je devais me concentrer sur leur relation qui n’avait aucun lien avec le passé, montrer comment il est difficile, mais possible, d’avoir une relation avec un étranger quand on vit à Auschwitz. Et puis bien sûr que la vie continue, mais comment se rappeler le passé de manière honnête et correcte ?

Journaliste :
Comment décrire Sven ? Il est sur le point d’abandonner, mais il revient…

Robert Talheim :
Oui il revient ! Mais contrairement à Sven, Ania va continuer sa vie ailleurs qu’à Auschwitz, alors que lui, qui a eu tant de mal à se faire à sa nouvelle vie reste, on sent qu’il a appris quelque chose ; il ne s’enfuit pas, ou plus !

Journaliste :
Vous avez des projets pour l’avenir ?

Robert Talheim :
Oui, j’envisage de faire un film sur les années 80’ !

Laëtitia Langue Envoyer un message au rédacteur

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