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INTERVIEW

CRUSTACES ET COQUILLAGES

Un journaliste demande si ce genre de vacances ressemble à celles de leurs enfances et les réalisateurs précisent que c’était certainement moins chic, et que cela « manquait un peu de père » dans leurs vacances. Ils précisent alors que dans leur écriture, ils partent plus des personnages …

© Patrice RICOTTA

Un journaliste demande si ce genre de vacances ressemble à celles de leurs enfances et les réalisateurs précisent que c’était certainement moins chic, et que cela « manquait un peu de père » dans leurs vacances. Ils précisent alors que dans leur écriture, ils partent plus des personnages que des thèmes qui les intéressent. Ainsi, la complicité acquise avec leurs producteurs, le a permis de monter ce projet de comédie, dont ils ont voulu creuser le sillon le moins sérieux. Ils ajoutent que le fait que la trame narrative soit légère, laisse finalement ressortir plus de choses en terme d’humanité des personnages.

Quand on leur fait la remarque de la mise à l’écart du personnage de la fille, ils répondent qu’ils n’avaient pas réellement besoin du personnage. Logiquement, celle-ci a plus de 18 ans, elle vit sa vie, et ça n’est pas de passer ses vacances avec ses parents. De plus, sa présence aurait pu parasiter le personnage central féminin, qui est celui de Valeria. Ils ont voulu faire de celle-ci une femme « trop » tolérante, ancrée dans le « c’est pas grave ». Du coup, ils en ont fait un cliché de la tolérance, une hollandaise d’origine, qui est trop tout le temps.

Du coté des hommes, Melki lui, redevient maniéré vers la fin, peut être pour protéger la vision qu’il a de lui même. L’arrivée du personnage de Jean Marc Barr, qui a toujours été prévue comme tardive, créé une attente, puisqu’il est sur l’affiche, et du coup le spectateur veut savoir ce qui s’est passé entre eux. Il est aussi un personnage outré, un cliché du plombier, icône sexy, par son physique comme son accent.

C’est certainement leur film, où ils ont laissé le plus libre court à l’improvisation. Il pouvait s’agir de gestuelle, mais aussi de liberté d’écriture en cours de route. Le tournage en HD a permis cette liberté, intégrant du coup des moments non prévus, comme le passage de l’avion au dessus de la maison. Il s’agissait de faire rire sur d’autres points que la question ou le quiproquo autour du « est-il homo ? ». Ainsi, par exemple, le père a fait un choix d’existence, utopique peut être, mais qui finit par créer des embrouilles.

Le fait d’avoir eu deux réalisateurs sur le tournage (Barr et Tedeschi) n’a pas été pénalisant, au contraire. Cela a permis de caler certains problèmes de plans plus facilement. Et de diriger les acteurs également plus facilement, ceux ci étant inventifs, car comprenant les besoins liés à la mise en scène. La répartition entre les deux metteurs en scènes est assez évidentes, Olivier s’occupant plus de la technique et de l’organisation, et Jacques de la direction d’acteurs. Leur plus grand plaisir a été de filer les scènes, et de les faire jouer en entier, ce dont quelqu’un comme Valeria Bruni Tedeschi était très demandeuse.

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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