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YES MAN

Un film de Peyton Reed

Un scénario original qui a du mal à tenir sur la longueur

Carl, employé de bureau, est d'humeur négative en permanence. Cynique, il ne s'est toujours pas remis d'une rupture ayant eu lieu des années plus tôt, et passe son temps à éviter de sortir avec ses amis. Un jour, il croise une ancienne connaissance qui l'invite au séminaire des Yes men. Influencé, il accepte de jouer le jeu en disant simplement oui à tout...

A la base du scénario de « Yes man » il y a une idée d'enfer, exploitée dans les grandes largeurs tout au long du film: obliger un personnage des plus récalcitrant, à dire oui à tout, même aux pires propositions, et lui faire simplement perdre le contrôle de son existence et retrouver du même coup goût à la vie. Un véritable filon à bonnes idées pour des scénaristes en pleine effervescence créative. Du mariage surprise avec une femme soumise venue du moyen-orient, aux élargisseurs de pénis vendus sur internet, en passant par l'assouvissement des penchants érotiques d'une vieille voisine en pleine crise de libido, les scénaristes s'en sont donnés à coeur joie, poussant, il est vrai, le bouchon assez loin.

Malheureusement, l'intrigue de fond, faite de rencontres surprenantes et d'un regain d'intérêt pour le beau sexe, ne recèle pas de réelle surprise, donnant du coup une fin plutôt convenue. Restent la pêche légendaire de Jim Carrey, formidable même dans ses pitreries face à son navrant collègue de boulot, le regard de fou de Terence Stamp en gourou aérien, et le charmant minois de Zooey Dechanel, découverte cette année dans « Phénomènes » et aperçue dans la série « Weeds ». Quelques bonnes raisons pour se régaler face à cette sympathique bouffonerie, qui comme son personnage principal, semble sous influence de Red Bull, grâce à son inventif réalisateur, Peyton Reed (« Bye Bye Love »).

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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