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VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE 2 : L'ILE MYSTÉRIEUSE

Un film de Brad Peyton

Gloubiboulga

Alors qu'il tente toujours de rentrer en contact par radio avec son grand-père, explorateur disparu depuis des années, un adolescent de 17 ans découvre, grâce à l'aide de son lourdaud de beau-père, une carte menant à la fameuse Île mystérieuse...

Pour concocter des films d'aventure, les studios américains ne savent plus quoi recycler. Du coup, les voici qui sortent l'artillerie lourde pour ce deuxième volet de « Voyage au centre de la Terre » (le titre américain est un peu plus intelligent, parlant de « Voyage 2 », puisqu'on se demande quel est le rapport ici avec le centre de la Terre...) en s'inspirant de non pas un, mais de plusieurs classiques de la littérature et en utilisant le fameux (fumeux ?) argument 3D. Si ce dernier est finalement plutôt agréable à voir, sauf dans quelques paysages ou reconstitutions marines dont les images de synthèse laissent par moment à désirer, le premier ressemble à un gros fatras. En effet, le scénario mélange allègrement « L'île mystérieuse » et « 20 000 lieues sous les mers » de Jules Verne, avec « Les voyages de Gulliver » de Jonathan Swift et les mythes de l'Atlantide ou de l'Eldorado... entre autres.

Tout cela n'est donc pas très digeste, mais il faut bien avouer que cette improbable histoire pourra séduire les ados, grâce à l'amourette fleur bleue entre la métisse Kailani (Vanessa Hudgens) et le jeune Sean (le sympathique Josh Hutcherson, déjà héros du premier volet, aux côtés d'un Brendan Fraser passé aux oubliettes pour cause de désaccord sur le réalisateur de ce second opus...), grâce également à son rythme soutenu et au dépaysement provoqué, les aventures se succédant, entre champs d’œufs géants, temple mystérieux et engins aquatiques.

On aurait juste aimé éviter les sempiternelles pseudo explications scientifiques, l'habituel second rôle d'idiot au grand cœur mais lâche sensé amuser la galerie (le pilote d'hélicoptère peureux, interprété par Luis Guzman), les potiches de service (ici la mère, Kristin Davis de « Sex and the city ») et que le récit se concentre sur les quelques délires spontanés, comme l'incroyable apprentissage des mouvements de pectoraux pour séduire les filles, que The rock a transformé en séance de jets de fruits dessus, histoire de faire ricochet en direction de la caméra (effet 3D garanti)... Une scène étonnamment irrésistible, qui fleure bon l'improvisation totale.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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