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VOLT – Star malgré lui

De croustillants personnages secondaires

Alors qu'il est la vedette d'une série télé, Volt le chien, amené régulièrement à sauver sa jeune maîtresse, ne sait rien de sa condition d'acteur, croyant réellement qu'il dispose de super-pouvoirs. Lorsque la production demande de modifier la routine des scénarios, et que la jeune fille se trouve, à la fin d'un épisode, capturée par le méchant à l'oeil vert, Volt s'échappe de sa caravane et fait ses premiers pas dans le vrai monde...

« Volt » (traduction française hazardeuse de Bolt, malgré le petit éclair tatoué sur le flanc de l'animal) est le premier Disney post regroupement avec Pixar. Et immédiatement la qualité du scénario, des situations et des dialogues s'en ressent, le tout confinant à un véritable plaisir, ceci grace à John Lasseter, l'un des deux cofondateurs des studios Pixar. Ainsi, après une ouverture gentillette, sensée représenter l'amour et la complicité entre la fillette et son chien adopté, l'on bascule dans le film d'espionnage, pour une dizaine de minutes. Et les scènes s'enchaînent, étalant l'ensemble des pouvoirs et le caractère téméraire du chien, confronté avec sa maîtresse à des motards électriques maladroits et un mystérieux homme à l'oeil vert toujours entouré de maléfiques... chats !

Puis le film se mue subitement en une comédie jubilatoire qui ravira petits comme grands. Si l'aventure reste assez basique, tournée côté road-movie, ce sont les personnages secondaires qui font tout le plaisir de ce dessin animé coloré, d'autant qu'ils sont parfois judicieusement maltraités. En effet, qu'il s'agisse de la chatte tyrannique et rachitique capturée et enlevée par Volt (Mittens), ou de son fan de hamster (Rino) piégé dans sa boule transparentes, leurs mimiques comme leurs dialogues, forcément en décalage avec le sérieux d'un chien qui se découvre plus faible qu'il ne l'aurait jamais cru, font mouche à chaque fois. Ajoutez à cela quelques pigeons écervelés plus vrais que nature et lorgnant sur de drôles de bandes de loubards, et vous courrerez découvrir un studio réscucité côté animation.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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