Banniere-Berlinale-2019

VOLONTAIRE

Déserteur

Une jeune adolescente avec un grand parcours d'études postule dans la Marine nationale. Elle découvre un univers cadré où elle affiche sa persévérance. Mais ce changement de vie va la bouleverser…

Hélène Filières démontre son intérêt pour l'accueil des femmes au sein de l'armée. Elle prend un malin plaisir à confronter Diane Rouxel et Lambert Wilson tant sur le plan de leur relation hiérarchique que sur le plan des sentiments et du trouble entre ces deux générations. Le pouvoir face à la séduction, telle est la question.

Le cœur de l’intrigue de "Volontaire" balance entre la volonté d’instruction et le choix de l'engagement militaire pour une famille aisée. La réalisatrice n'arrive pourtant pas à convaincre le spectateur avec cette histoire d'amour mièvre où le seul enjeu est au final la différence d'âge. Elle nous propose finalement davantage un film de propagande sur la Marine nationale. Dans cette publicité déguisée l'ennui va grandissant, alors que la jeune recrue réussit sans grand problème les exercices physiques sous le motif que tout est dans la tête.

Et même si l’interprétation de Diane Rouxel est remarquable, cet éloge du girl power s’avère réalisé sans grande originalité. Un film, trop idéaliste, qui nous laisse finalement sur le quai, car on n’embarque jamais vraiment à bord. Dommage.

David BrejonEnvoyer un message au rédacteur

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