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VAN HELSING

Un film de Stephen Sommers

Premier blockbuster de l'été américain 2004 : première déception

En 1887 le comte Dracula cherche à dérober les découvertes scientifiques du professeur Frankenstein, mais sa créature, fraîchement créée, se rebelle et finit brûlée vive. Un an plus tard, alors qu'il vient de venir à bout du Docteur Jekyll, Van Helsing ( Hugh Jackman ), célèbre chasseur de monstres, se voit envoyé dans les Carpates, pour éliminer le fameux vampire, qui persécute la famille de Anna Valerious ( Kate Beckinsale )…

Van Helsing ouvre la saison très attendue de l'été américain 2004, qui se poursuivra dans les semaines à venir par Troie, Shrek 2 et autres films phares. Et il est difficile de masquer la déception que l'on éprouve à la vision de ce film, dont la bande annonce trépidante nous promettait aventure, fantastique sanguinolent et mystères vibrants. Si l'action et l'aventure sont indéniablement au rendez-vous, l'overdose de batailles, poursuites et castagnes dans les airs, au bout de filins ou à même le sol, nous guette vite. Les méchants héros, qu'ils soient loup garou, créature de Frankenstein (simplette donc revenue du côté des gentils, forcément), vampires, maîtresses de vampire, enfants ou progéniture de vampires, sont particulièrement bien mis en image, Stephen Sommers ayant apporté un soin particulier aux transitions et autres transformations.

Mais cela ne fait pas un film, et l'intrigue qui mêle plusieurs récits de la littérature fantastique, n'est pas des plus limpide. D'autant que les révélations promises sur le passé du héros central, Van Helsing, sont bien maigrichonnes, et nous laissent sur notre faim. L'idée de faire détruire une famille entière, en transformant le frère en loup garou et le père en créature reconstituée, ceci pour mieux atteindre la sœur ( Beckinsale ) était pourtant intéressante. Terminons enfin sur la prestation monolithique d'un Hugh Jackman bien peu inspiré ou habité, et vous aurez une idée de l'ennui qui gagne le spectateur, malgré un rythme en permanence relance. Dommage.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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