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UNE VIE INACHEVEE

Un film de Lasse Hallström

Redford éternel « American Hero ».

Sans emploi, poursuivi par un petit ami jaloux et violent, une jeune femme retourne dans son pays natal, accompagnée de sa fille. Là-bas, la seule personne chez qui elle puisse se réfugier, est son beau-père, vieux cow-boy grognon, qui lui reproche toujours la mort accidentelle de son fils. Si les relations sont tendues, la petite va aller à la découverte de son grand-père, rapprochant ainsi toute la famille, y compris le vieil ermite blessé, vivant à leurs cotés. Seul un ours et le violent petit copain viendront mettre un terme à cette quiétude...

Ce film de Lasse Haalstrom (L’œuvre de Dieu la part du Diable), permet de retrouver à l’écran le grand Robert Redford dans un des rôles qui lui convient au mieux : celui du vieux cow-boy, bougon, au grand cœur qui vient sauver la veuve et l’orphelin, en l’occurrence sa belle-fille qu’il déteste et sa petite-fille dont il se méfie. Alcoolique, légèrement dépressif depuis la mort de son fils, il vit en compagnie d’un autre vieux cow-boy, plus sage et plus fatigué, interprété lui, par Morgan Freeman.

Le thème abordé est assez facile, mais traité avec douceur, et le personnage de la petite fille qui permet de dérider ce vieux cow-boy est plutôt séduisant. D’autant que le premier se la joue « redresseur de tort » dans son patelin, assénant des corrections aux petites frappes qui viennent déranger sa belle-fille.

Certes ce film est avant tous une chronique déjà légèrement répétée dans le cinéma américain actuel, avec son lot de bons sentiments, ses personnages un peu caricaturaux et ses situations convenues et prévisibles. Mais grâce à un casting des plus solides, à un réalisateur avide de beaux paysages, et à un scénario qui tient néanmoins une grande partie de ses promesses, on passe un agréable moment de cinéma, un peu à l’ancienne.

Ce n’est pas le meilleur film, ni de Redford, ni de Freeman, loin de là, mais certainement le meilleur de la courte carrière de J-Lo, si on fait abstraction de Hors-d’atteinte.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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