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TWILIGHT – Chapitre 1: fascination

Troublant, mais encore trop sage

Isabella a 17 ans, elle vient de déménager pour quelques mois dans la maison de son père, à Forks, dans l'Etat de Whashington. Alors qu'elle commence à se faire des amis dans le lycée local qui ressemble à tous les autres, elle se trouve irrésistiblement attirée par l'un des membres de la famille Cullen, Edward, le teint blafard, dont les absences répétées l'intriguent...

Premier volet de l'adaptation de la série de romans écrits par Stephenie Meyer, « Twilight » a rencontré un succès d'envergure inattendue aux Etats Unis, en délogeant dès sa sortie, le dernier James Bond de la tête du Box Office (pourtant seulement deuxième semaine d'exploitation). C'est dire si le film était donc attendu de pied ferme en Europe, la France étant l'un des derniers pays à accueillir cette sombre histoire d'amour à mort, influencée à la fois par Dracula et diverses légendes indiennes.

Si l'arrivée de la jeune fille dans son nouvel environnement scolaire n'a rien de très original, brossant au passage le portrait des différents groupes qui occupent les bancs de l'école, c'est l'intrusion dans cet univers d'un groupe de mystérieux ados tous plus maladifs les uns que les autres, et la description de leurs rapports au reste de la population, qui intrigue et amuse d'emblée. La mise en scène de Catherine Hardwicke (« Thrirteen », « Les seigneurs de Dogtown »), d'abord très sage, puis plombée par des images suggestives et saccadées sensées représenter les forces qui habitent la forêt n'apparaît pas comme dynamique, mais donne paradoxalement au film le temps de s'enfoncer dans un romantisme dont l'incongruité s'avère au final plutôt réjouissante.

C'est avec la découverte des pouvoirs de la fameuse famille et celle, qui s'en suit, des dangers que court la jeune fille, que le film décolle enfin, avec quelques belles escapades irréalistes, et de jolies scènes comiques, comme les préparatifs du repas « maison ». Malheureusement, les affrontements sous-jacents sont, soit chorégraphiés avec trop de modernité concernant les groupes ennemis, soit quasiment inexploités concernant les indiens, laissant finalement au placard ce qui aurait pu créer piquant et suspense. On attend cependant la suite, ne serait-ce que pour le duo d'interprètes et le ton comique de l'ensemble, plutôt surprenants.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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