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SUNSHINE

Un film de
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Message absent

Danny Boyle est un cinéaste eclectique, naviguant entre films formidables et formellement novateurs ('Trainspotting', '28 jours plus tard', 'Millions') et désenchantements commerciaux ('La plage', 'Une vie moins ordinaire'). Quelques années après avoir mis en scène un film de genre confrontant l'humanité à une épidémie monstrueuse dont la suite ('28 semaines plus tard') sortira bientôt, le voici de nouveau avec dans les mains, un scénario apocalyptique, signé d'ailleurs par le même auteur: Alex Garland. Cette fois-ci la menace vient du soleil, qui menace de s'éteindre. Et huit personnes sont chargées de sauver l'humanité d'une nouvelle extinction annoncée.

Formellement Danny Boyle expérimente. Il joue à la fois sur la saturation de l'image, liée au rayonnement insuportable du soleil et sur des choix de couleurs assez cohérents. L'esthétique du film, constraste permanent entre le blanc des couloirs, le jaune du soleil et l'infinie obscurité de l'espace crée une sensation d'isolement plutôt réussie. Et l'on est assez captivé par les aspirations de certains à vouloir observer, découvrir la sensation d'enveloppement voir de fusion, que peut recouvrer cette dangereuse et brûlante lumière. Le discours du psychiatre au début du film traduit bien toute la fascination que revêt cet astre aussi néfaste que bienveillant.

Après avoir donné une place importante à l'ordinateur de bord (qui parle et peut petre autonome, comme dans '2001 l'odyssée de l'espace'), le scénario se concentre sur les membres de l'équipage, aux prises avec quelques difficultes techniques. Malheureusement les nombreux rebondissements visant à éliminer certains des membres de l'équipage pour cause d'air raréfié ne sont pas tous convaicants et parviennent même à anihiler le malaise provoqué par exemple lors de l'exporation du poussièreux vaisseau fantôme de la première mission. On a du mal à croire à ces personnages et à leurs réflexions sur Dieu et la destinée de l'humanité. Alors concentrons nous sur l'esthétique remarquable du film.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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