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SOMETHING BORROWED

Un film de Luke Greenfield

Les brunes comptent pas pour des prunes

Jeune avocate célibataire, Rachel est la meilleure copine de Darcy, une blonde déjantée qu’elle connaît depuis sa plus tendre enfance. Elles ont toujours tout partagé. À la veille du mariage de Darcy avec Dexter, Rachel se rend compte qu’elle est en train de faire la plus grosse erreur de sa vie : laisser sa meilleure amie épouser celui qu’elle aime en secret depuis des années… surtout que ces sentiments sont réciproques…

Les comédies romantiques américaines (Romcom, comme on dit là bas) se succèdent et se ressemblent. L’action se passe dans une grande ville qui fait rêver, ici New York. Une jeune femme sacrifie tout pour son travail, et surtout sa vie privée, qui prend des airs de traversée du désert ou de vie monastique (au choix). Malgré cette vie franchement platonique, elle se contente de ce qu’elle a, et se réjouit toujours du bonheur de ses amis, qui eux, aimeraient la voir s’épanouir. Et bien sûr, cette sorte de Sœur Sourire aspire secrètement (tout de même) à la rencontre avec le prince charmant, qui viendra la sauver de sa misérable vie. Et, vu qu’on est au pays où tout est possible, la belle va trouver son prince et commencer une merveilleuse histoire d’amour…

C’est donc exactement ce que propose « Something Borrowed », et on passe un bon moment de détente. Il y a la dose de romantisme qu’il faut, une bonne pincée de comédie, une belle trahison au milieu, un soupçon de tension, une once de ridicule, et des pelletées de bons sentiments… et la mayonnaise monte et prend. Les personnages deviennent attachants (même si on peut déplorer que Kate Hudson joue toujours les rôles de blonde écervelée), les situations caricaturales sont amusantes, et le rythme est maintenu jusqu’à la fin permettant de découvrir si la gentille brune choisit le grand amour ou sa meilleure amie…

« Something borrowed » est ainsi une comédie rafraîchissante et légère, bien réussie, comme on aimerait en voir plus souvent, ceci tout en rendant justice au livre d’Emily Giffin, dont l’histoire est tirée.

Véronique LopesEnvoyer un message au rédacteur

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