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SECRET D’ÉTAT

Un film de Michael Cuesta

Seul contre tous

Californie, 1996. Gary Webb est un journaliste ambitieux qui travaille pour un petit journal local mais doit sa notoriété à ses articles pertinents, qu’il rédige surtout sur des affaires de drogue. Le jour où une mystérieuse lectrice l’appelle pour lui dire que le gouvernement américain est impliqué dans un important trafic de drogue, sa vie va définitivement changer…

Entre les "Raisons d’Etat", les "Mensonges d’Etat", "L’Exercice de l’Etat", "Une affaire d’Etat" ou "Un ennemi d’Etat"…, on ne va bientôt plus finir par savoir de quel film on parle ! Et ce n’est pas avec ce nouveau long métrage de Michael Cuesta (réalisateur des plus intéressants "L.I.E. " et "Twelve and holding") qu’on va enfin trouver celui qui fera la différence…

Encore une histoire prétendument « secrète » qui, ici, associe la CIA aux rebelles du Nicaragua pour introduire de la cocaïne sur le sol américain et dont les bénéfices serviraient à armer les milices des Contras, groupes de lutte armée opposés à leur nouveau gouvernement sandiniste après la chute du dictateur Somoza.

Une histoire tirée d’un fait réel qui est bien plus intéressante sur plan du métier des journalistes que sur celui des dealers du prétendu secret/complot au haut plus niveau. Sur un plan personnel, Gary Webb a pris d’importants risques pour couvrir ce scoop qui aurait dû faire de lui une star du reportage journalistique.

Seul contre tous, il rappelle dans un autre registre, l’action d’une Erin Brockovitch et des journalistes des "Hommes du Président" qui tentent aussi de faire éclater la vérité. Mais Cuesta n’est ni Soderbergh ni Pakula, et il alterne de façon très régulière les scènes tendues avec celles plus laborieuses et soporifiques d’un complot international qui se focalise tout d’un coup sur un seul homme.

Car le film choisit en effet rapidement son camp et se trouve être davantage un biopic qu’un thriller politique, ce qui pourra en décevoir plus d’un. Au final, le film est bien trop bavard et bien trop avare en action ! Et, entre deux siestes, on prendra plaisir à voir se débattre avec autant d’énergie la jeunesse montante du cinéma américain, en la personne de Jeremy Renner.

Mathieu PayanEnvoyer un message au rédacteur

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