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SCOOBY !

Un film de Tony Cervone

Comment bafouer une franchise en 1h30

Sammy est un garçon solitaire, avec pour seul ami son chien Scooby, jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’une bande de détectives en herbe. Ensemble, ils s’amusent à résoudre de nombreuses enquêtes, souvent paranormales. Mais cette fois, ils vont devoir faire face à une terrible menace visant à réveiller les forces du chien-fantôme Cerberus…

Scooby ! film animation image

Dessin animé culte pour toute une génération, "Scooby-Doo" débarque sur les grands écrans dans une version grandement modernisée. Contrastant avec l’ambiance du feuilleton original, le film de Tony Cervone se veut un grand divertissement, une aventure rythmée bourrée de gags. Si les intentions sont bien réelles, le résultat est lui plus que décevant, la faute à un humour paresseux et à une esthétique très peu inspirée. Résumant en quelques minutes la formation de la célèbre équipe Mystère et Cie, notamment via un caméo de Simon Cowell, Fred, Velma et Daphné, Sammy et Scooby se retrouvent vite plongés dans une lutte contre les forces du chien fantôme Cerberus. Si la mythologie de la série est respectée, le scénario annihile rapidement toute ambition autre que celle de surfer sur une marque établie.

Avec son casting américain de stars (Zac Efron, Will Forte, Amanda Seyfried et Mark Wahlberg notamment), le métrage se rêvait pourtant comme le point de départ d’une nouvelle saga, invitant par exemple d’autres personnages des studios Hanna-Barbera dans son intrigue. Mais la redondance des situations, l’accumulation de vannes ratées et le manque de considération pour les protagonistes transforment cette ode à l’amitié en une vulgaire production animée, l’une de celles qui passent habituellement sur les bouquets TV spécialisés, sans jamais passer par la case Cinéma. Jadis, "Scooby-Doo" était connu pour dépeindre en creux le mouvement beatnik. Aujourd’hui, il s’agit simplement d’un conte pour enfants raté, sans âme ni parti-pris. Pas sûr que la nostalgie suffise à nous aveugler…

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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