Parce qu'on en a jamais assez !

SAMMY 2

Un cran au dessus du premier

Alors qu'ils aident leurs petits enfants, fraîchement éclos, à regagner les eaux du rivage, Sammy et Ray, se font capturer par des trafiquants qui vont les revendre au plus grand aquarium sous marin. Pourront-ils s'échapper de ce lieu où tout semble pourtant prévu pour le bien être des espèces devenues captives ?...

Il y a deux ans débarquait sur nos écrans un dessin animé danois, « Les aventures de Sammy », doté d'une 3D de qualité mais d'une histoire visant clairement les plus petits. Voici que sort la suite, bénéficiant d'un scénario plus complexe, nos héros ayant grandi (ils sont aujourd'hui grand-parents) et devant faire face cette fois-ci à un autre danger. En effet, les voici capturés par des hommes et prisonniers d'un monde aseptisé où chaque espèce à cependant une place savamment étudiée par des scientifiques qui reconstituent dans un aquarium géant, tous types d'habitats naturels. La trame se résume alors à deux fils parallèles : d'un côté une série de missions visant à organiser leur évasion, et de l'autre les aventures de leurs petits enfants, cherchant à les retrouver.

Si les influences sont perceptibles, notamment par rapport à certains Walt Disney (les murènes de « La petite sirèene »...), l'intrigue évoque elle aussi une nouvelle fois celle du « Monde de Némo ». Mais ici les animaux devront choisir entre captivité oisive et liberté légitime.. Malgré quelques clichés très à la mode, faisant des méchants des indiens (le manager de l'aquarium) et des arabes (le jeune et riche prince qu'il faut satisfaire) l'ensemble fonctionne plutôt bien, bénéficiant d'une 3D remarquable et d'une multitude de coloris qui ravira la rétine des plus réticents. Ainsi les petits se régaleront et les parents ne seront pas en reste...

Mais le vrai plaisir du film provient de la ribambelle de personnages secondaires plutôt amusants qui peuplent l'océan et l'aquarium. Il y a le homard dont les multiples personnalités s'expriment de manière désordonnée (chaque pince peut parler), l’hippocampe mafieux qui se balade les deux nageoires croisées dans le dos à la manière du Parrain, le poisson clown qui raconte des blagues à longueur de journée, le poisson globe, seul à avoir déjà réussi à s'évader et dont la spécialité est de faire le mort... Mais il y a aussi la petite pieuvre, mignonne à croquer et les pingouins snobinards qui observent avec délectation les échecs de leurs voisins, ou encore le couple de mérous hispanophones qui vit une grande histoire d'amour sensuelle. Bref, tout un bestiaire qui mérite le coup d’œil d'un point de vue graphique comme comportemental.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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