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S.O.S. FANTÔMES

Un film de Paul Feig

CONTRE : Niveau -2 – Un film excessivement mal écrit

Des phénomènes surnaturels se font de plus en plus nombreux à New-York. Une équipe de choc composée de quatre femmes va alors affronter et chasser ces fantômes comme il se doit…

Victime d’une promo désastreuse, de calomnies misogynes et de la bande-annonce « la plus mal notée de tous les temps », tout annonçait un désastre pour ce reboot de « SOS Fantômes ». Les précédents reboots de Sony, que ce soit celui trop précoce de « Spider-Man » ou le ratage « Total Recall », ne laissaient guère de place à l’optimisme. Pourtant, relancer cette saga 30 ans après paraissait moins saugrenu que pour bon nombre d'autres reboots.

Las, les prémices de mauvais augure se vérifient vite à l’écran. Passé un premier quart d’heure prometteur où les effets spéciaux réalisés « live » et l’humour potache fonctionnent, le film déraille peu à peu. Une trajectoire dont il ne parviendra malheureusement pas à se défaire. Le scénario accumule maladroitement les références au film original, le fan service appuyé prenant le pas sur une histoire aux véritables enjeux. La création du fameux logo « fantôme barré de rouge » est à ce titre affligeante, tout comme les caméos du casting originel, grossièrement disséminés.

En parlant de casting, celui de ce nouveau film a fait couler beaucoup d’encre, pour de très mauvaises raisons, mais s’il ne fonctionne pas, c’est avant tout parce que le film est excessivement mal écrit. Aucune alchimie n’existe entre les quatre actrices, réduites à camper des personnages dénués d’épaisseur. La palme revient à celui incarné par Kate McKinnon, qui se résume à une succession de grimaces plus horripilantes les unes que les autres. Finalement, seul le contre-emploi amusant du réceptionniste joué par Chris Hemsworth arrache çà et là quelques sourires.

C’est bien peu pour un film attendu, qui a aucun moment ne parvient à saisir le mélange de nonchalance et de générosité de son illustre modèle, qui faisait brillamment cohabiter film de genre et humour décalé. En 2016, le constat est sans appel : on s’ennuie ferme devant « SOS Fantômes ».

Thomas BourgeoisEnvoyer un message au rédacteur

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