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REMEMBER ME

Un film de Martín Rosete

Bruce Dern et Caroline Silhol au sommet pour cette douce comédie à la mise en scène trop sirupeuse

Claude apprend par hasard que son amour de jeunesse est atteinte d’Alzheimer. Il va alors se faire admettre dans la même maison médicalisée qu’elle pour lui rappeler leurs bons souvenirs, et l’aider ainsi à retrouver la mémoire…

Remember me 2020 film

Une affiche où la pluie s’abat sur un couple. La maladie d’Alzheimer. Un amour intact. Forcément, on pense immédiatement à "N’oublie jamais", œuvre romantique devenue culte de Nick Cassavetes avec Ryan Gosling et Rachel McAdams. Et pourtant, c’est bien de "Remember me" qu’il s’agit, en cette rentrée cinématographique. Comme son titre explicite le laisse penser, l’intrigue suit un homme prêt à tout pour aider son amour de jeunesse à se rappeler de lui. Lorsqu’il apprend par hasard la maladie de son ancienne dulcinée, Claude décide de se faire admettre dans le même service que celle-ci, feignant lui-même de perdre la mémoire. Persuadé que côtoyer Lillian, ancienne actrice, en évoquant leurs nombreux souvenirs en commun et leur passion pour le cinéma et le théâtre devrait suffire à la guérir, l’octogénaire multiplie les subterfuges afin de passer le maximum de temps avec elle.

Pas si éloigné des "Plus belles années d’une vie" de Claude Lelouch, le film est évidemment attendrissant, le duo formé par Bruce Dern et Caroline Silhol, complices et espiègles, faisant des merveilles. Malheureusement, la mise en scène sirupeuse de Martín Rosete, les ressorts trop appuyés, les sous-intrigues maladroites (l’infidélité du beau-fils notamment) et les flashs-back inutiles viennent totalement annihiler l’impact émotionnel suscité par le jeu des comédiens, comme si la grosse machine scénaristique venait broyer toute la sobriété déployée par son tandem de stars. Dommage, car derrière cet effluve de bons sentiments, plusieurs scènes prêtaient à sourire, voire même réussissaient à titiller nos glandes lacrymales. Et la simple alchimie entre Bruce Dern et Caroline Silhol se suffit en elle-même pour justifier l’achat d’un ticket de cinéma.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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