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RAIPONCE

Un film de Byron Howard et Nathan Greno

Emancipation à la sauce Disney

Raiponce vit seule, enfermée dans une tour au milieu des bois. Les jours se ressemblent, et malgré l’ennui qui pourrait la gagner, la jeune fille aime à passer du temps avec celle qu’elle croit être sa mère, qui lui apporte des victuailles quotidiennement et la cache aux yeux du monde. Son secret : une chevelure blonde magique qui permet à quiconque s’en approchant de garder une jeunesse éternelle. Mais, à la veille de ses 18 ans, la belle nourrit un rêve : celui de s’échapper pour voir de plus près les lumières qui illuminent le ciel à la date de son anniversaire chaque année…

Quand on annonçait qu’avec « La princesse et la grenouille » les studios Disney allait renouer avec leur âme d’antan, on peut aujourd’hui affirmer la chose avec l’arrivée sur les écrans du très réussi « Raiponce ». Tous les ingrédients sont réunis pour que la sauce magique et féerique du gentil univers de Mickey et ses amis prenne : princesse aux cheveux longs et blonds, méchante sorcière, fidèles animaux de compagnie, épreuves, chansons ponctuant l'histoire, happy-end… et le tout agrémenté d’un petit plus qui fera que les parents y trouveront aussi leur compte (ce qui avaient été surtout jusque là le privilège des productions des studios Pixar).

Raiponce (en anglais, Rapunzel – prénom original de la princesse du conte des frères Grimm) est une héroïne des temps modernes plutôt sage : elle est jeune, obéissante (elle fait le ménage, la cuisine, etc.), sait se défendre contre les mauvais garçons (à l’aide d’une poêle à frire !), et rêve de liberté (et non de prince charmant – la morale est sauve). Elle tombe sous le charme d’un ‘bad boy’, qui n’est mauvais que parce qu’il est orphelin (la morale est sauve – une fois de plus). A ses cotés, on retrouve le fidèle animal de compagnie qui tient dans la poche (comme le dragonneau Mushu pour Mulan, le crabe Sébastien pour la petite sirène, Panpan pour Blanche neige), qui prend ici la forme d’un joli caméléon tout mignon, qui porte le doux nom de Pascal ( !), et dont les grimaces amuseront petits et grands. Mais celui qui est le plus drôle se prénomme Maximus, un cheval blanc qui a toutes les attitudes d’un chien de chasse, et qui s’avérera être un fidèle compagnon d’armes.

On peut tout de même déplorer une chose : la méchante n’est finalement pas si méchante que ça, et ne fait que moyennement peur. Certes, on voit d’ici en chaque personnage une déclinaison marketing sous forme de poupées, peluches, et autres costumes de princesse (rose, bien sûr)… mais la magie opère, et on ressort ravi de cette jolie rencontre avec la princesse aux cheveux d’or, et attend avec impatience de voir ce que Disney nous présentera au printemps prochain.

Véronique LopesEnvoyer un message au rédacteur

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