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THE RAID

Un film de
Avec

Raid (is) dead redemption

Gareth Evans est venu nous l'annoncer en personne avant la projection "Vous allez voir 1 minute de scènes d'émotions, de comédie et 100 minutes d'action". Même si les timing ne sont pas vraiment exacts, l'idée est là : le pitch de "The Raid" n'est qu'un prétexte pour un déballage non-stop d'action.

Il est vrai que "The Raid" ne restera pas en mémoire pour son script minimaliste, mais pour ce que le spectateur est venu voir (et il va en avoir pour son argent) : des coups de lattes dans la tronche, du fight à la machette, des clés de bras en veux-tu en voilà, des combats à couper le souffle et à nous faire transpirer dans notre fauteuil alors que l'on est bien calé avec notre pop-corn et notre soda. Montage au taquet, cadrage permettant une vision claire des mouvements exécutés, Gareth Evans met tout en œuvre pour un spectacle total, à tel point que l'on se demande parfois comment certains comédiens sont encore en vie tellement les raccords millimétrés, la vitesse d'exécution des coups, les cascades dangereuses et, chose rare, l'effacement de tout signe de chorégraphie pré-réglée, pourraient laisser croire que les artistes martiaux se donnent à fond et ne retiennent pas leurs coups. Les bras se cassent, les têtes se fracassent, se prennent des balles à bout portant et les mises a mort sont furieuses et originales.

Filmé la plupart du temps dans un décor minimaliste - un couloir ayant probablement servi à représenter plusieurs niveaux en le filmant sous différents angles - , Gareth Evans maîtrise sa géographie des lieux et réussit à délimiter son espace par certaines actions (des snipers couvrent les fenêtres et empêchent nos héros de sortir) et à ne pas créer ni de confusion entre les différents étages, ni d'ennui, ce grâce à une construction minutieuse et rigoureuse. À ce titre, "The Raid" est une représentation filmique d'un véritable jeu vidéo. L'unité d'élite arrive rapidement dans le bâtiment et se fait prendre au piège, bloquée à mi-parcours, comme si nous assistions à une cinématique sur console. La suite est une succession de grands codes de l'univers ludique, avec différents niveaux représentés par les étages de l'immeuble, changements de décors (un couloir, une salle de stockage de drogue...) sans incidence sur l'intrigue, boss de fin de niveaux, boss final... tout y est !

Alors que tout prédestinait "The Raid" à ne pas trouver la voie des écrans, le film a trouvé un distributeur et une date de sortie. Une aubaine si vous voulez prendre une claque comme vous n'en avez pas prise depuis "Ong Bak".

Francois ReyEnvoyer un message au rédacteur

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