avec ou sans moustache

QUARTIER VIP

Un film de Laurent Firode

Chronique d’un échec annoncé : du rififi rue de la santé

Alex, maton à la Santé, mène une vie remplie d’habitudes, jusqu’au jour où un VIP va lui proposer l’affaire de sa vie. Alex va alors oublier ses habitudes, goûter à la grande vie et séduire Claire, la femme de son prisonnier...

Une date de sortie osée pour une comédie qui, à grand renfort de promo, comptait bien attirer le public français rétif à la déferlante Star Wars. Un effort louable pour un résultat qui ne l’est pas.

Rarement le spectateur se surprendra à rire dans cette histoire qui surfe sur les modes « prison » et « vip ». Tous les clichés sont bons à prendre ou reprendre : le maton corrompu, les gradés idiots, le prisonnier PD comme un foc… On cherche ici à faire rêver la France d’en bas, mais au final, loin de rêver celle-ci se sentira plutôt attaquée et trahie par ce film où culmine la beaufitude et qui se moque de la vie des pauvres plus qu’il ne la décrit.

Tout avait pourtant été tenté pour faire de ce film un succès, et notamment un casting de choc : l’égérie du moment, Valeria Bruni-Tedeschi est égale à elle-même dans ce rôle de cruche, Johnny, toujours aussi charismatique sonne ici complètement faux et toute une pléiade de seconds rôles vient compléter le tableau, au premier rang desquels un Pascal Légitimus qui nous avait habitué à mieux ces dernières années. Heureusement, reste un Berléand toujours aussi truculent, mais dans un rôle de salaud qu’on lui connaît trop.

Non, décidément, ce Quartier VIP a des relents de Mitard, la pièce où il a du rester en attendant une date de sortie propice… à excuser un échec.

Rémy MargageEnvoyer un message au rédacteur

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