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PROJET ALMANAC

Un film de Dean Israelite

Raté de A à Z. Un exploit…

Un adolescent découvre des plans que son père chimiste avait élaborés quelques années plus tôt. Et après plusieurs heures de travail dessus, lui et sa bande de potes geeks vont parvenir à mettre au point une machine à remonter le temps. Les jeunes vont alors s’amuser à revenir dans leur passé pour s’éclater le plus possible. Mais ces voyages ne seront pas sans conséquence…

La promotion du film nous promettait une œuvre entre « L’effet Papillon », « Projet X » et « Chronicle » en raison de sa dose de soirées arrosées, de sa réalisation en found footage et de ses voyages dans le temps. Mais la comparaison s’arrête déjà là, car dans ce « Projet Almanac », on ne retrouve aucune des qualités de ses modèles. Avec son esthétisme à la MTV et ses placements de produits outrageux, le métrage n’est qu’une accumulation stupide de scènes insipides ayant vaguement pour but de titiller les hormones adolescentes.

Avec de grosses ficelles et une absence totale de rythme, le film nous expose les aventures d’une bande de geeks et de filles en mini-short ayant découvert un moyen de remonter le temps. Et comme d’habitude, ces chamboulements spatio-temporels ne seront pas sans conséquence. Mais ici, ce postulat de départ n’entraînera aucune réflexion, les adolescents n’ayant aucune substance ni ambition, leurs pérégrinations plongent cette épopée de science-fiction pour pré-pubères dans une vacuité totale. S’il y avait pourtant matière à évoquer les dérives d’une génération biberonnée à la télé-réalité et aux stars éphémères, le réalisateur et les scénaristes ont préféré une option plus surprenante : rendre le film totalement abrutissant.

Les protagonistes, caricatures d’une jeunesse de fêtards totalement demeurés, enchaînent alors les gags ratés et les répliques dignes d’une telenovela de mauvais goût. Cette production labellisée Michael Bay parvient à réaliser l’exploit de ne retenir de ses références que le pire, pour en faire un pot bien pourri. Si on n’a rien contre les acteurs qui font ce qu’ils peuvent ; nous, on utiliserait cette machine à remonter dans le temps pour empêcher que ce film ne se fasse. Et pour ceux qui ne peuvent pas jouer aux explorateurs temporels, nous ne conseillerons jamais trop de ne pas sacrifier près de deux heures pour se lamenter devant ce nanar adolescent 2.0.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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