Bagniere comedies_confinement-04

PERMIS DE MARIAGE

Un film de Ken Kwapis

Quelques très bonnes idées

Un couple bien sous tous rapport contacte le révérend qui a vu grandir la futur mariée. Leur ayant trouvé une place dans un calendrier chargé à seulement trois semaines de là, le révérend Franck leur impose cependant de suivre un stage d'initiation pré-nuptial qui conditionnera le maintien du mariage...

Revoici enfin Robin Williams en grande forme. Et c'est là l'un des deux points forts de ce film, pourtant trempé dans la guimauve. L'acteur du « Cercle des poètes disparu », ancien showman américain, nous livre ici quelques uns de ses fameux numéros dignent des plus grands animateurs télé. Car c'est là le deuxième point fort du film: transposer dans le registre de la comédie de mariage, les principes des jeux télés ou de management usités dans les entreprises. Et cela donne quelques scènes plutôt tordantes, comme le cours de catéchisme animé façon « une famille en or » où les enfants doivent trouver eux-même les 10 commandements, le jeu de la vérité avec la belle famille, la thérapie de groupe par l'insulte, ou encore l'essai de maternité avec les deux hideux faux bébés, hurlants et rotants, que l'on finit forcément par... maltraiter.

Malheureusement, ces idées restent à l'état de sketches parfois appuyés sur des clichés réjouissants (les discussions interminables sur la différence de couleur entre blanc cassé et beige, le mari qui choisi téléviseurs et lecteurs dvd sur la liste de mariage, alors que sa femme a bien d'autres préoccupations...). Et le liant résident principalement en une histoire de voeux qui tardent à être écrits paraît du coup bien fade. Cela plombe ainsi le dernier tiers du film, boursoufflé de bons sentiments, comme peut également le faire la fausse bonne idée du film: adjoindre à Robin Williams un gamin apprenti pasteur des plus insupportables. Heureusement le comédien se suffit à lui seul.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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