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OSCAR ET LE MONDE DES CHATS

Un film de Gary Wang

Made in China ? Euh…

Oscar est un petit chaton qui vit tranquillement avec son père Léon, gros chat d’appartement. Son rêve est de partir à Peachtopia, monde merveilleux et utopique où les chats vivraient heureux. Le jour où il se décide à partir à la recherche de ce lieu rêvé, il ne sait pas encore jusqu’où va le mener cette aventure…

Vous aimez les vidéos de petits chats trop mignons qui pullullent sur YouTube ? Pas de bol, celle-ci n’en est pas une. Mais l’occasion de fondre devant le caractère mignon de ces petites créatures poilues sera quand même très souvent au rendez-vous, et on peut d’ores et déjà affirmer que le seul intérêt de la chose résidera là-dedans. Deuxième sélection hors compétition du réalisateur chinois Gary Wang au festival d’Annecy un an après le mauvais "Tea Pets" l’an dernier, "Oscar et le Monde des chats" ne fait que valider tous les critères de flemmardise et d’inspiration zéro de son prédécesseur. Là encore, rien de moins que de la contrefaçon chinoise de Pixar & consorts, ni inspirée ni inspirante, qui pille les enjeux de son intrigue chez les voisins au lieu d’explorer son contexte – là encore infusé au folklore chinois – à des fins de singularité narrative et thématique.

Grosso modo, si cette histoire de petit chat trop mignon (oui, désolé, on insiste !) parti à la recherche d’un monde utopiste vous rappelle "Le Monde de Nemo" et sa suite, c’est normal. Si l’antagonisme du récit tangue vers celui de "Là-haut", ça l’est aussi. Si certaines caractéristiques naturelles de l’univers visité vont même jusqu’à vous titiller des terminaisons nerveuses relookées à la mode de "Zootopie", ça l’est dix fois plus. Déjà handicapé par un visuel certes soigné mais sans véritable patte graphique, le film ne cesse de s’enferrer dans des sous-intrigues mal ficelées et déjà vues ailleurs, avec des personnages-fonctions dont on devine l’utilité et la progression dès la première apparition. Le résultat n’a certes rien de détestable en soi, mais son contenu plus insipide qu’autre chose donne juste envie de se rouler en boule sur le siège de la salle de cinéma, histoire de faire un petit somme… Oui exactement, comme un petit chat trop mignon !

Guillaume GasEnvoyer un message au rédacteur

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