Parce qu'on en a jamais assez !

LE MONDE DE DORY

Parfait techniquement mais moins inventif que son prédécesseur

Un an après avoir aidé Marin à secourir son fils Nemo, Dory, poisson chirurgien bleu qui depuis son enfance souffre de défaillance de la mémoire immédiate, retrouve subitement un souvenir de sa famille. Elle décide de partir de l'autre côté de l'Océan à la recherche de ses parents...

C'est forcément l'un des événements attendus de cet été, la sortie du nouveau Pixar, suite du méga succès « Le Monde de Némo », sorti il y a maintenant 13 ans. Précédé du très joli court métrage « Piper », histoire touchante d'un oisillon des dunes sortant du nid et traumatisé par les vagues, le film allie à la fois beauté plastique et qualités d'animations sans faille.

Le célèbre poisson à la mémoire défaillante est présenté ici dans toute sa naïveté et sa fragilité. Les passages où on la retrouve enfant, les yeux latéraux plus gros que le corps, sont assez touchants, mais c'est rapidement dans une série d'aventures, à la recherche de sa famille perdue, liée à un centre de biologie marine, que nous sommes entraînés.

Car l'effet de surprise lié aux pertes de mémoire de l'héroïne (le temps de se retourner et elle vous assène un « mais qui êtes vous ? ») ne permettait pas de tenir une heure trente sur la base d'un comique de répétition. Du coup le scénario scinde rapidement l'intrigue en deux récits parallèles, avec d'un côté Dory recherchant ses parents avec l'aide d'une pieuvre très caméléon, et de l'autre Nemo et Marin recherchant Dory.

Bourré de dangers et de rebondissements, il permet surtout d'introduire quelques personnages barrés, certes plus gratuits que dans le premier épisode (où ils étaient tous atteints de sévères pathologies). Sans arriver au niveau de son modèle, ce second volet réussit à faire sourire avec régularité avec de l'incongru (la voix venue du ciel de Sigourney Weaver – Claire Chazal en français, le rôle surprenant donné aux loutres câlines, l'usage de la cafetière...), des personnages débiles (la poule d'eau psychotique, les lions de mer aux prises avec leur collègues Gèrard envahissant...).

Soignant les détails des fonds marins, expliquant au passage quelques éléments du premier volet (Dory prétendait par exemple parler baleine...), « Le monde de Dory » offre également quelques jolies scènes de retrouvaille comme de course poursuite, prouvant les talents du studio Pixar pour mêler action et émotion. À voir pour le plaisir de découvrir une nouvelle ménagerie, en oubliant un peu Nemo et son père, qui n'ont pas ici grande importance.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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