Parce qu'on en a jamais assez !

MISE À L’ÉPREUVE 2

Un film de Tim Story

L’épreuve la plus dure du spectateur : ne pas sortir de la salle

Ben se rêve toujours à devenir le coéquipier de James, son futur beau-frère. Une enquête sur un vaste trafic de drogue les amène jusqu’à Miami, ce qui pourrait bien être l’occasion pour le premier de faire ses preuves…

Après un énorme succès aux États-Unis (mais un four considérable en France avec un tout petit peu plus de 8 000 spectateurs pour 31 copies), la suite de "Mise à l’épreuve" avait rapidement été mise en chantier. Soit la rencontre entre un jeune officier obsédé par faire ses preuves et persuadé d’être un enquêteur dans l’âme et un policier plus expérimenté pas vraiment fan de ses pitreries. L’histoire était déjà complexe, mais lorsque le bleu tombe amoureux de la sœur de son supérieur, forcément, tout se compliquait encore plus. Dans ce deuxième volet, nous reprenons les mêmes à quelques jours du mariage entre Ben et Angela. Ben n’a pas changé, voulant toujours montrer ce dont il est capable, et une mission à Miami sera peut-être son occasion tant rêvée.

Si le premier était déjà une catastrophe scénaristique, "Mise à l’épreuve 2" fait encore plus fort dans le mauvais goût et le ridicule. Grossissant les traits de caractère des protagonistes, cette suite XXL s’inscrit dans la surenchère, avec des gags grossiers, lourds et stupides, tandis que Kevin Hart et son flot incessant d’inepties surjoue encore plus (ce qu’on ne pensait pas être possible), d’autant plus qu’il va trouver un camarade pour lui donner la réplique dans son one man show, en la personne de Ken Jeong, le M. Show des "Very Bad Trip". Quant à la mise en scène de Tim Story, connu pour avoir réalisé de nombreuses productions afro-américaines et les deux films "4 Fantastiques" des années 2000, celle-ci est une leçon de ce qu’il ne faut surtout pas faire (sérieusement, la séquence du jeu vidéo ?).

Indéniablement, ce genre de buddy movies avait sa place dans les années 90, notamment grâce à Eddie Murphy. Néanmoins, les codes ont bien trop changé vingt ans plus tard pour se contenter d’imiter ses aînés. On pourrait alors continuer à lister les défauts de cette pseudo-comédie, notamment dans le traitement du personnage d’Olivia Munn, mais ceci nous prendrait trop de temps. On préfère donc vous conseiller de vous tourner vers d’autres films, ou de vous refaire "Le Flic de Beverly Hills" avec ses vannes véritablement drôles.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire