Festival de Venise 2019 banniere

MIA ET LE MIGOU

Résolument écolo

Mia est une petite fille vivant en Amérique du Sud. Une nuit, elle est saisie d'un pressentiment quant à la santé de son père. Celui-ci travaille en effet en pleine forêt sur le chantier d'une future résidence hôtelière de luxe, et a été victime d'un accident. Sans même savoir ceci, elle va entreprendre un voyage pour le retrouver...

Après le succès de « La prophétie des grenouilles », Jacques Rémy Girerd, réalisateur de dessins animés français, s'est lancé dans un nouveau projet au élans écologistes indéniables. Dénonçant la disparition de la forêt au profit de projets titanesques visant le bien être des plus riches tout en mettant en péril la vie d'ouvriers peu qualifiés, il nous offre ici un road-movie sympathique où rêve, réalité et légendes de la terre se mêlent élégamment.

Malheureusement, dès les premières scènes sur le chantier, préalables à l'accident du père, on est déjà graphiquement un rien déçu. Car le travail sur les décors, volontairement crayonnés façon pastels, paraît sinon amateur, très brouillons, contrastant avec le précédent métrage du réalisateur et avec l'animation ici très fluide et réussie des différents personnages, de la petite fille aux cheveux rouges et épais, jusqu'aux fameux Migous, mystérieuses créatures de la forêt.

Difficile d'être certains que le message écolo, à force de paraboles et de symbolique, parviendra bien aux oreilles des enfants. Hormis le côté très combre et inquiétant du début et les scènes oniriques de la fin autour de l'arbre en train de mourir et du lac qui l'entoure, le reste du voyage de Mia n'est pas des plus passionnant. Restent un travail formidable sur les couleurs, qui aurait pu être bien plus enchanteur si le même soin avait été apporté à l'ensemble de tous les fonds.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire