Banniere-Berlinale-2019

MI TEMPS AU MITARD

Un film de Peter Segal

Sandler, l’éternel incompris !

Quand une bande de condamnés décide d’affronter les gardiens de la prison, ils utilisent le sport national américain, le football, et cela ne va pas sans poser de problèmes. La partie va alors être dure, très dure…

Ce film, qui une fois de plus est un remake (que l’on ne s’étonne pas de la baisse de fréquentation !) est tout autant une relecture du film original, qu’un énième véhicule promotionnel pour le champion américain de la comédie, mais aux Amérique uniquement : Adam Sandler. Car si le film original proposait une charge et une réflexion sur la condition de prisonnier et une hiérarchisation de la violence, cette fois-ci il ne s’agit que d’une simple comédie dont le but unique est de divertir.

Le but est-il atteint ? Certainement pas, car si le comique issu de la télé américaine parvient quelques fois à nous tirer un rictus, il parvient surtout à indisposer le spectateur. Et se sont seulement les seconds rôles qui font plaisir à voir, avec en tête l’inébranlable Burt Reynolds et son suivant Chris Rock. Mais il aurait été préférable de les voir dans d’autres circonstances, pas comme ces bons amis que l’on ne revoit qu’aux enterrements.

Malheureusement, à part cela, le film empile les poncifs du genre avec vannes débitées à toute allure, personnages caricaturaux (sympa pour les matons !) et des séquences de sport filmées avec un sens inné du m’importe quoi. On se dit alors qu’on n’est ni devant un film de prison, ni devant un film de sport et encore moins une comédie.

En fin de compte, amateur de comédie américaine passe ton chemin, suivi de près par les amateurs de football américain alors qu’en dernière position arrivent les amateurs de cinéma. Mais il restera quand même un mystère à éclaircir : Comment un film comme cela peut faire un carton aux U.S.A ? La parole est à la défense.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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