Banniere Festival de Cannes 2021 sélection quotidiennes critiques

MEAN DREAMS

Un film de Nathan Morlando

Un thriller efficace mais sans surprise

Jonas, 16 ans, a du arrêter l’école pour aider son père à la ferme. Un jour, dans la maison qui jouxte la sienne, arrive le nouveau Shérif et sa fille Casey. Très vite les deux adolescents commencent à s’apprécier et ne se quittent plus. Le père de Casey, semble être très proche de sa fille. Pourtant, quand la jeune fille emménage dans sa nouvelle chambre, elle installe un verrou intérieur à la porte de son placard...

Piégés par un chien qui joue les entremetteurs, deux adolescents se rencontrent dans l’atmosphère feutrée d’un sous bois. Elle est jolie, il est mignon, ils se plaisent. Très vite, ils comblent leur solitude avec de longues promenades sous le soleil d’automne, quand une ombre vient perturber cette idylle naissante… Ainsi, seules quelques minutes suffiront à Nathan Morlando pour nous plonger dans l’excitante ambiguïté des premières scènes de ce thriller. Vous savez, ce moment où, au sein d’une jolie petite ville sans histoire, on sent pointer un léger malaise. Ce prologue impeccable, attise illico notre curiosité et nous voilà prêts à nous délecter du pire.

Le scénario qui en découle appliquera la méthode du genre avec minutie. Les deux adolescents vont vite devenir des proies pour un prédateur au dessus de tout soupçon, obligeant nos deux amoureux à s’enfuir dans une cavale de tous les dangers. Le suspense est là, les rebondissements aussi, pourtant plus le film avance plus notre intérêt décline. À trop vouloir bien faire, le réalisateur a soigné son style en oubliant d’être réellement original. La mécanique trop bien huilée est finalement un peu trop prévisible et le film, au final, captive juste ce qu’il faut sans pour autant marquer les esprits. On en sort rassasié mais guère bouleversé, juste un peu triste d’avoir assisté au dernier film de Bill Paxton, décédé depuis.

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire