MARIE-FRANCINE

Poussif, et plus tendre que drôle

Marie-Francine a 50 ans, son mari la quitte pour une trentenaire et elle perd son emploi peu après. Elle se retrouve dans l’obligation de s’installer provisoirement chez ses parents, qui ont rapidement tendance à la traiter comme une enfant. À contrecœur, elle accepte de tenir une boutique de cigarettes électroniques. C’est là qu’elle rencontre Miguel…

Durant une bonne demi-heure, c’est plutôt la gêne qui domine chez le spectateur, tant l’inefficacité du film est flagrante. Alors que l'on nous vend une comédie, on est plutôt face à un mélodrame plan-plan et mal joué (ou volontairement surjoué ?), où les rares tentatives de répliques humoristiques tombent à plat. On ne peut pas dire que la mécanique du rire se met vraiment en place par la suite (cela reste majoritairement décevant), mais ça devient un peu mieux réglé avec l’arrivée de Patrick Timsit, qui change tout (quoique la première scène dans laquelle il apparaît est encore bien maladroite).

On bascule alors du côté de la comédie romantique gentillette, qui ne propose guère d’originalités mais qui a au moins le mérite de présenter une histoire d’amour pleine de tendresse entre les personnages joués par Valérie Lemercier et Patrick Timsit. On rit aussi un peu (enfin !), ça et là (donc beaucoup moins qu’attendu). En bref, ça détend. Sans plus.

Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

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