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MA BONNE ÉTOILE

Un film de Anne Fassio

Persévérance

Lise vit en Normandie dans le haras familial. Le décès de sa mère, alors que Louise est encore enfant, fait que la gestion de la propriété est au plus bas. C’est alors que la naissance d’une jument prénommée Marquise, et qui sera élevée par Louise donne un nouvel espoir pour le domaine, ceci malgré le sort qui s’acharne…

C'est l'univers hippique qui sert de toile de fond pour son second long métrage de la réalisatrice Anne Fassio, dont le premier film était « Je déteste les enfants des autres ». Celle-ci a façonné son film comme un conte de fées, en exploitant notamment les stéréotypes du méchant et du prince charmant. La réalisatrice traite du sujet du passage à l’age adulte, sans oublier la relation confuse d’un père veuf avec sa fille.

Le lien entre le cheval et Louise (Fleur Lise) est exploité dans des paysages magnifiques pour mieux faire sentir la corrélation qui subsiste entre eux. De plus les décors de Normandie imposent une nature dure et sauvage à l'image de l’univers équestre lui-même. La documentation à ce niveau est remarquable. Un travail particulier a été effectué pour la scène filmée de course de trot afin que le spectateur constate le travail du driver et du cheval en plein effort.

La jeune actrice, Fleur Lise, a reçu pour son rôle le prix Premiers rendez vous et celui de la meilleur interprétation au Festival du Film de Cabourg en 2012. Elle en est à son quatrième film depuis « vampires », « Tous les soleils » ou « Cloclo ». Le milieu équestre, qui lui est familier, lui a permis d'exploiter plus facilement ses talents de cavalière, jouant ainsi à merveille la symbiose avec la jument Marquise. Christopher Lambert, lui, joue au coté de Claude Brasseur, un père qui n’arrive pas à communiquer ses sentiments à sa fille. À eux deux, ils forment une sorte de « couple » de substitution pour l’éducation de Louise.

Le film réalisé par Anne Fassio est au final touchant par la simplicité de jeux des personnages et le rapport avec l’animal. Il commence en drame pour éclore à la fin du récit, en portant un message simple : celui que la vie de chacun constitue à faire face aux échecs et à redresser la tête pour repartir plus fort.

David BrejonEnvoyer un message au rédacteur

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